Friday, March 13, 2026

Les boissons dans La terre d'Emile Zola

"La terre" est le roman du monde agricole de la saga des Rougon-Macquart. C'est aussi le roman le plus immoral où toutes les ignominies imaginables sont commises: la paresse, l'ivresse, le concubinage, le cocufiage, la prostitution, la mécréance, le blasphème, le vol, le viol, l'inceste, le meurtre, le parricide, le sororicide! Il est presque rassurant de constater que le thé n'est aucunement associé à ces horreurs, puisqu'il n'en est pas du tout question dans ce roman.

La majorité des 163 mentions de boissons sont des alcools (96 mentions). Le vin arrive en tête avec 53 mentions. Zola emploie 8 fois 'litre', 3 fois 'coup', 2 fois 'canon' et une fois 'piquette' comme synonymes de vin. L'eau-de-vie revient 12 fois, le cognac 3, le punch 3, le cidre 3, la bière 2 fois , le marchand de vin 2 fois, le rhum 2 fois et le bordeaux et la chope 1 fois.
Le café est la boisson non alcoolisée la plus bue avec 28 mentions, devant l'eau (19), le lait (7), le sang (3)! Puis, ces autres boissons ne reçoivent qu'une mention: le tilleul, le sirop de groseille, l'eau de Seltz. Et, en plus du sang, on trouve de nombreuses boissons métaphoriques: l'argent, la vie, la terre, le saint-frusquin, quelques écus, la fécondité et le soleil. 
La première place du vin dans cette France rurale s'explique par le fait que ces fermiers de la Beauce en produisent un peu, surtout pour leur consommation personnelle ou celle de leurs animaux chapardeurs. L'âne saoul est probablement le passage le plus drôle du roman! La Grande, la sœur du père Fouan, donne aussi l'occasion de rire avec son vin 'chasse-cousin'. Cette misanthrope avare garde une bouteille particulièrement acide et exécrable pour 'régaler' sa famille afin qu'ils ne déguerpissent rapidement.
En l'absence de thé, concentrons-nous sur les boissons métaphoriques. Voyons ce qu'il en est du 'sang' qui revient trois fois:

Partie I, chapitre 2

"Mais, sous l'opiniâtreté froide qu'il montrait, une colère grandissait en lui, devant l'enragement de cette chair, qui était la sienne, à s'engraisser de sa chair, à lui sucer le sang, vivant encore."

Commentaire: Il s'agit bien d'un emploi métaphorique. Le père Fouan est en colère contre son fils Buteau, car ce dernier refuse de payer un loyer pour les terres de son père. Ce dernier est trop vieux pour les exploiter à leur plein potentiel et se trouve obligé de passer la main à ses trois enfants. La retraite des vieux agriculteurs dépendait fortement de la génération en activité. On voit qu'au XIXe siècle, les enfants n'étaient pas très tendres avec leurs parents. Mais c'était déjà le cas à la génération de Fouan. Il avait traité son père de manière similaire, car un domaine partagé en trois rapporte juste de quoi survivre.

Partie IV, chapitre 5

" - Ah! salope, tu es venue voir avec ton salop... Eh bien ! tu vois notre peine, c'est comme si tu nous buvais le sang...Voleuse, voleuse, voleuse!"

Commentaire: C'est par ces mots que Lise insulte sa sœur Françoise qui vient, avec son mari Jean, prendre possession de la maison familiale et en expulser Lise et Buteau. Cette seconde utilisation du mot sang sert à montrer que pour ces fermiers qui vivent de la terre, cette terre et la maison qui se transmettent à chaque génération font partie de leur sang, de leur être.

Partie V, chapitre 6

"Les gens étaient trop canailles, ça le soulageait, l'espoir de démolir des Prussiens; et, puisqu'il n'avait pas trouvé la paix dans ce coin, où les familles se buvaient le sang, autant valait-il qu'il retournât au massacre."

Commentaire: Dans ce dernier chapitre de l'histoire, Jean, originaire de Provence et ancien soldat, préfère retourner dans l'armée pour se battre avec l'ennemi Prussien, plutôt que de se venger des fermiers de la Beauce! Ici, le mot sang renvoie aux deux autres mentions que nous avons relevé dans le roman, mais aussi à toutes ces histoires de convoitise de la terre.

Plus classique, l'argent est aussi une boisson métaphorique dans ce roman:

Partie III, chapitre 2

"Je vous dis qu'il a mon argent. Je l'ai senti, je l'ai entendu sonner dans sa poche, à ce gueux! Mon argent que j'ai sué, mon argent qu'il va boire !"

Commentaire: Buteau ne supporte pas que ses parents aient donné une partie du loyer qu'il leur paie à son frère Jésus-Christ, car ce dernier va se saouler avec cet argent. Cela lui donnera le prétexte d'arrêter de leur payer ce loyer!

Partie IV, chapitre 3

"Et puis on la vendra, on a bien vendu mon patron Jésus-Christ; et, s'il nous revient quelques écus, on les boira donc, v'là la vraie sagesse!... Ah! mon Dieu, on a le temps d'être mort et de l'avoir à soi, la terre!"

Commentaire: Buteau a raison concernant son frère Jésus-Christ. Cet ivrogne veut profiter de son héritage terrien pour le vendre et boire à l'aide de ces écus obtenus par la vente de ses lopins de terre. 

Partie IV, chapitre 3 (quelques lignes plus haut)

"Et tout ça, parce que tu l'as bue, la terre, sacré jean-foutre de noceur, salop, cochon!"

Commentaire: Boire la terre ou l'argent (de la terre) revient au même. Pour un paysan, c'est immoral de consommer son épargne.

Partie III, chapitre 4

"Et, le visage couleur de cendre, mangé ainsi qu'un vieux sou, vieille de soixante ans à trente-cinq, elle achevait de laisser boire sa vie au brûlant soleil, dans cet effort désespéré de la bête de somme, qui va choir et mourir."

Commentaire: Image classique: boire la vie signifie se rapprocher de la mort.

Partie IV, chapitre 1

"- Ah! Si ma garce de femme, avant d'en crever, n'avait pas bu tout mon saint-frusquin, à mesure que je le gagnais, c'est moi qui aurais décampé de la ferme, pour ne pas y voir tant de saletés!..."

Commentaire: L'expression imagée 'boire son saint-frusquin' signifie dépenser tout son argent ou ses biens jusqu'à ne plus rien posséder.
 
Partie V, chapitre 1

"C'est la grande ville qui rendait aux champs la vie qu'elle avait reçue. Lentement, le sol buvait cette fécondité, et de la terre gorgée, engraissée, le pain blanc poussait, débordait, en moissons géantes."

Commentaire: Il est question des égouts dont les excréments servent d'engrais pour la terre. Pour Zola, toutes les vérités, même les plus dégueulasses, sont bonnes à dire dans ce roman.
Partie V, chapitre 2

"Souvent, il s'oubliait l'après-midi entière au bout d'une poutre, accroupi, à boire le soleil. Une hébétude l'immobilisait, les yeux ouverts."

Commentaire: Le seul plaisir qui reste au vieux père Fouan est de se sentir la chaleur du soleil de l'après-midi sur son visage.

Conclusion: Dans ce roman, l'alcool enivre guère les paysans, et le sexe ou l'amour ne déclenche pas de grandes passions. C'est la possession de la terre qui les anime! Au dernier chapitre, Jean en arrive à la conclusion: "sale race, que ces paysans!" Les boissons sont peu variées dans ce roman, mais elles jouent tout de même un rôle important. Le vin est très présent dans la vie quotidienne des fermiers de la Beauce. Et pour le frère de Buteau, sa vie consiste à transformer chaque sou en boisson et en ivresse! Parmi les boissons sans alcool, on boit presque autant d'eau que de café. C'est un signe de la grande pauvreté de ce milieu agricole. 
J'ai dégusté ce puerh cru de vieux arbres des années 1970 pour illustrer ce livre. Je voulais la dimension des odeurs de terre, l'ivresse, mais aussi la passion du puerh. Et ce Chabu est composé de 3 carrés qui renvoient aux 3 enfants de Fouan: Buteau, Jésus-Christ et Fanny qui se sont partagés la terre équitablement.

Wednesday, February 11, 2026

Les boissons dans L'œuvre d'Émile Zola

Zola nous plonge dans le monde des artistes Parisiens avec "L'œuvre". Claude Lantier, fils ainé de Gervaise (cf. l'Assommoir) est un peintre à l'origine d'un nouveau mouvement pictural, mais trop avant-gardiste pour son époque. Nous découvrons les compromissions des artistes avec les médias, l'entre-soi des artistes officiels, l'attrait du gain, de la gloire...mais aussi la vision artistique qui borde l'autisme et conduit à la folie. Ce roman compte 103 mentions de boissons, ce qui est relativement peu dans cette saga. Il y a 58 mentions d'alcools et 45 mentions de boissons sans alcool. 
Au premier comptage, le café semble remporter la palme du nombre de mentions (25), mais seuls 7 mentions concernent le breuvage à proprement parlé. En effet, il est 18 fois question du café comme lieu où les artistes se retrouvent et ils y boivent surtout du 'vin' (19 mentions) et de la 'bière' (8 mentions), des 'chopes' (6 mentions) et un bock (1 mention). Le 'thé' est mentionné 8 fois (plus 3 mentions de 'théière' et une de 'samovar'). Puis vient l'eau (7), le chocolat (4), liqueurs (4), marchand de vin (4), chartreuse (3), bordeaux (2) et chambertin (2). Et toutes ces boissons ont une seule mention: esprit de vin, bouteille, madère, tisane, cognac, whisky, genièvre, kummel, raki, punch. 
La variété de liqueurs est servie à la fin du roman, lorsque Sandoz, l'écrivain, a du succès commercial et peut enfin satisfaire son péché mignon de gourmandise en offrant de bons alcools au diner qui réunit ses amis.
Mais concentrons-nous sur les apparitions de notre boisson favorite dans le roman.
Chapitre 3
"- Je vais faire le thé, cria Sandoz
(...)
Cependant, Dubuche, qui avait des qualités d'homme de ménage, aidait Sandoz à servir le thé.
(...)
Jusqu'à deux heures du matin, Sandoz, qui se multipliait, remit de l'eau chaude dans la théière."

Commentaire: Ce passage du début du roman coïncide avec la période où la bande d'amis est pauvre. Claude dit même "qu'est-ce que ça fichait, si l'on avait fait un chef-d'œuvre, et que l'on eût seulement de l'eau à boire?" 
Sandoz fait du thé et un de ses amis l'aide pour le service, au lieu d'une femme, car ils sont tous célibataires. Cela montre que le thé a la réputation d'être une boisson plutôt féminine et que Sandoz est assez sensible au bon goût pour efféminer son choix de boisson.

Chapitre 7

"Comme on passait ensuite la soirée là, autour de la table, à prendre du thé, ils se tinrent debout, continuant de causer contre les murs, pendant que la bonne ôtait le couvert.
(...)
Puis, elle les appela tous, ils se rassirent autour de la table, tandis qu'elle faisait le thé et qu'elle le versait dans les tasses.
(...)
Quand il eut serré la main de Claude, sans plus d'émotion que s'il l'avait rencontré la veille, il refusa une tasse de thé, il parla lentement, en gonflant les joues, des tracas de son installation dans une maison neuve (...) Alors, Claude sentit nettement quelque chose se rompre. La vie avait-elle don emporté déjà les soirées d'autrefois, si fraternelles..."

Commentaire: Le rituel du thé de fin de soirée continue dans cette soirée chez Sandoz, plusieurs années plus tard. Il s'est marié et maintenant c'est sa femme qui fait le service du thé. Et celui qui l'avait aidé autrefois, Dubuche est celui qui refuse une tasse de thé. Cette simple observation est symbolique du changement d'atmosphère que Claude décèle nettement. Ce cercle d'amis est cassé.
Chapitre 11
"La soirée s'acheva péniblement. On était retourné dans la salle à manger, où le thé se trouvait servi sur une nappe russe, bordée en rouge d'une chasse au cerf ; et il y  avait, sous les bougies rallumées, une brioche, des assiettes de sucreries et de gâteaux, tout un luxe barbare de liqueurs, whisky, genièvre, kummel, raki de Chio. Le domestique apporta encore du punch, et il s'empressait autour de la table, pendant que la maitresse de la maison remplissait la théière au samovar, bouillant en face d'elle. Mais ce bien-être, cette joie des yeux, cette odeur fine du thé, ne détendaient pas les cœurs."

Commentaire: Le roman touche a sa fin. Sandoz s'est enrichi financièrement et peut maintenant proposer une grande variété de liqueurs à ses invités, mais le thé reste central et s'est également enrichi d'un samovar. Mais si l'argent procure de l'alcool et du plaisir, il n'arrive pas à raviver les amitiés. Cette fois, même Sandoz  s'en rend compte et se console par la gourmandise, son péché mignon.
Chapitre 11 quelques pages plus tôt
"Dès lors, Henriette et Sandoz, consternés, assistèrent à la déroute de leur menu. La salade de truffes, la glace, le dessert, tout fut avalé sans joie, dans la colère montante de la querelle ; et le chambertin, et le vin de Moselle, passèrent comme de l'eau pure."

Commentaire: Ce dernier repas chez Sandoz est le miroir inversé du premier. L'eau pure y est à nouveau mentionnée, mais cette fois c'est pour décrire combien sont insipides les bons vins lorsque les amis se querellent. Autrefois, c'est la pauvreté qui les forçait à se contenter d'eau pure. 
Chapitre 6

"...la chanson du café qui passait goutte à goutte dans le filtre, au côté du fourneau."

Commentaire: Ce passage fait la part belle au café. On apprend comment il est préparé (en filtre) et que le bruit de ses gouttes est similaire à une chanson.
Chapitre 7

"Chaque mois, travaillé de sa ladrerie héréditaire, il (note: Jory) plaçait déjà de l'argent dans d'infimes spéculations, connues de lui seul ; car jamais ses vices ne lui avaient moins coûté, il ne payait les matins de grande largesse, qu'une tasse de chocolat aux femmes dont il était très content."

Commentaire: Cette remarque montre que le chocolat est une boisson assez luxueuse à cette époque, mais c'était quand même peu cher payer des faveurs sexuelles!   
Pour illustrer ce roman, j'ai infusé ce puerh cru gushu de Lancang.de 2019 dans une théière en argent qui semble sculptée et devant une toile de fleurs de prunus et pin, symbole d'amitié. Le puerh est un thé exubérant en goût et en énergie. Il correspond bien à cette force créatrice des jeunes artistes..
Note: Le Nouvel An Chinois plongera Taiwan dans une semaine de congés du 14 au 22 février 2026. Passez rapidement commande si vous voulez que je fasse l'envoi le 13 février au plus tard. Sinon, c'est le 23 février que je recommencerai à expédier vos commandes.

Friday, February 06, 2026

Un Chaxi pour le vernissage de l'exposition photo "Where you are" de Vandy Rattana

Le vernissage a eu lieu le weekend du 29 et 30 novembre 2025, dans le district de Neihu, au nord de Taipei au 56 Bishan Road, dans un cadre magnifique, sur les hauteurs du massif montagneux de Yangming Shan. Nous avons été gâté par la météo ce jour-là. On se serait cru au printemps, ce qui permit à certains de préparer des crêpes pieds nus pour les invités à l'exposition. Vous pouvez vous douter que Vandy Rattana, le photographe, est la personne qui a un appareil à son cou, toujours prêt à prendre un cliché!
Les lecteurs les plus anciens de mon blog se rappellent peut-être de lui. En effet, par deux fois, il a eu la gentillesse de prendre de très belles photos de moi durant nos dégustations de thé
Je vous montre ces quelques photos de l'exposition dans ce lieu associatif à flanc de montagne pour vous montrer son style.
Et si vous voulez en savoir plus sur lui, voici son site en ligne.

Le carton d'invitation m'informai que "Vous pouvez apporter un peu à boire ou à manger, si vous voulez". Quelle bonne idée! Quoi de plus séant qu'un Chaxi pour le vernissage d'une exposition artistique. En effet, le thé permet de combiner art et réception. Les visiteurs d'une exposition sont en recherche de beauté et de plaisir des sens. Le Chaxi marie l'esthétique et la satisfaction d'un besoin matériel. 

Mais la grande question à laquelle il faut maintenant répondre est 'Quel thé infuser?'

L'idéal est de choisir un thé qui permette de tisser des liens avec l'exposition 'Where we are'.
Comme nous sommes à Taiwan et que je sais les Vandy très amateurs de bon thé, je me suis dit qu'il fallait un Oolong taiwanais de bonne qualité.
Mais je ne voulais pas d'un Oolong de haute montagne car sa qualité est trop corrélée à une seule caractéristique, l'élévation, et celle-ci est très corrélée au prix. Or, la valeur de l'art ne saurait être si simpliste. L'art nous touche souvent au plus profond de nous-même. Il soulève des émotions, des questions qui vont nous accompagner, nous trotter dans la tête... L'art est le contraire d'un produit jetable. Il tend à une perfection, un idéal, vers des vérités éternelles.
Il me fallait donc un Oolong taiwanais complexe, fruit d'une grande maitrise technique et dont le goût complexe se déguste comme une histoire. Comme chaque photo raconte une histoire, je voulais que mon Oolong accompagne les visiteurs et active notamment leur goût. Pour cela, j'ai choisi un Oolong de la région de Dong Ding, torréfié au charbon de bois (comme celui-ci).
Et pour la décoration florale, j'ai simplement coupé une fougère à 2 pas de l'exposition. L'idée était d'être dans une démarche alliant frugalité et beauté. Rattana ne fait pas de photographies de studio où il créerait des effets. Il cherche ses sujets dans le monde, la rue, la nature. Il ne leur demande pas de poser, mais sait isoler les instants les plus intéressants.
 
J'avais vu un peu grand quant au nombre concomitant des visiteurs. Une rangée de coupes aurait suffi. Mais les photos de l'article montrent le début de l'après-midi, quand nous avions le temps d'en faire. Quand les visiteurs furent plus nombreux, je me suis concentré sur la préparation du thé et la conversation.
Mon ancienne théière en zisha partiellement peinte convient bien pour arrondir les arômes de la torréfaction, mais je l'ai aussi choisi pour sa forte présence. Vu sa taille, on ne peut pas la rater! Et son ancienneté permet d'ajouter cette dimension d'intemporalité qui va si bien avec l'art. D'ailleurs, son bateau à thé date aussi de la dynastie Qing
A la couleur de l'infusion, vous pouvez voir que j'ai choisi d'infuser longtemps mon Dong Ding Oolong. La coupe est petite, car il s'agit d'obtenir un concentré d'arômes et d'émotion, pas une boisson désaltérante.
La beauté du vase en céladon...
Mais le plus important, c'est l'art du thé ou l'art de la photo nous permette d'échanger, de rencontrer d'autres personnes sensibles aux petits plaisirs de la vie et à la beauté! Peu de gens restèrent insensibles à mon Oolong. Pourtant, à Taiwan, c'est un peu comme le fromage de lait cru en France. Il y en a tant et pour tous les goûts, si bien qu'on finit par être blasé. Il faut parfois un regard extérieur pour se rendre compte de la richesse dont on dispose sur place. Beaucoup de Taiwanais n'ont pas idée combien leurs Oolongs peuvent être formidables. Par contre, ils peuvent être des grands connaisseurs de vins français (comme ce couple ci-dessous). 

Saturday, January 31, 2026

My puerh classes on YouTube


You will find in this article all my online puerh classes of early 2026, as they happen. 

1. Introduction to puerh tea

 

2. The Taiwan connection to puerh

   

3. How to recognize gushu puerh

 

4. What is fermented Puerh?


5. Tasting a young gushu puerh


6. What is a 7542 puerh?


7. Puerh storage matters


8. Banzhang gushu puerh tea


Mes cours en vidéo sur le puerh

Je rassemble dans cet article tous les cours vidéos que je fais sur le puerh en ce début 2026. J'ajouterai les vidéos au fur et à mesure, pour vous permettre de retrouver plus facilement ces cours fondamentaux.

1. Introduction au puerh

 

 2. La Taiwan connection au thé puerh
   

 3. Reconnaitre un puerh Gushu 


4. Reconnaitre un puerh fermenté


5. Dégustons un jeune puerh gushu

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6. Qu'est-ce qu'un puerh 7542?

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7. La conservation du puerh

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8. Le gushu puerh de Banzhang

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Meine Puerh Video Kurse

Hier finden Sie meine YouTube Kurse über Puerh. Ich werde diese Seite mit meinen neuen Kurse auffrischen.

1. Einleitung zum Puerh:


2. Die Taiwan Connection zum Puerh


3. Was ist Gushu Puerh? (Super wichtig)


4. Was ist fermentierter Puerh?


5. Was ist ein junger Gushu Puerh?


6. Was ist ein 7542 Puerh?



7. Die Aufbewahrung von Puerh



8. Banzhang Puerh Tee



Wednesday, December 31, 2025

The 12 best pictures of 2025

The selection for the best pictures of the year is difficult. That's why I use the number of views and likes on IG to guide my choice. I'm showing the clear winner on the left, but I am not including it in my selection, because I think that the tea wasn't the main reason why it received so much attention!! Beauty tops tea!

Now I need your help to know which are the two pictures that I should turn into postcards that will serve as gifts for your orders on tea-masters.com 

The voting takes place here on Facebook. Press the Like button for the picture or 2 pictures you like best. In a week, I'll see which pictures have the most Likes and will have them printed.


January: Le stage de thés Oolong en Alsace le 1er février


February: Les boissons dans l'Assommoir de Zola


March: San Hsia BiLuoChun


April:  Wenshan Baozhong process




June: Rougui Baozhong



July:  Youpi


August: The Lin Gardens


September: 1950s sheng puerh from Yunnan

October: At home




December: Advent 


Please vote for your 2 favorite pictures on Facebook. Thanks and happy New Year 2026!

Tuesday, December 30, 2025

Top 10 français des articles et vidéos TeaMasters de 2025

L'année 2025 fut celle de la flemme d'écrire et de la fièvre de lire! A peine une quarantaine d'articles, mais ceux-ci furent très creusés, notamment ceux sur les romans de Zola. De plus, j'ai passé plus de temps à préparer mes cours sur le Baozhong de Wenshan. Et l'année 2025 fut aussi marquée par mes vidéos des plantations de Taiwan au moyen d'un drone. 

Voici donc le top 5 des articles:









 
On se retrouve demain pour l'article que vous attendez avec impatience: celui des 12 meilleures photos de 2025!