One of puerh's most fascinating characteristic is its ability to improve with age and command prices on par with prestigious old wines. To learn about the greatness of such old puerh, there is nothing like experiencing it by yourself!
I'm adding this 1990 old arbor raw loose puerh from Yiwu to my selection!
One of the advantages of the loose form is that there are many whole leaves to be found. This makes studying the origin, type and quality of the leaf material easier. It's also easier to prepare small samplers. And the price per gram is also lower than for pressed cakes, because it comes without any wrapping paper and neifei. It's like a 'no label' product. (Unfortunately, even mao cha, loose leaves, have seen their prices rise sharply in recent years).
To test this raw puerh, I opt for a gaiwan and my pine and bamboo Cha Bu. Such a rare tea deserves better than a simple competition set! Nevertheless, for any first encounter with a tea, I still recommend to use a standardized approach. Here, I use 3 grams and a 6 minute first brew. (It's a tea that can be brewed many more times).
The result is a very clear and clean cup of light brown tea. This is a sign that this puerh has been stored in a pretty dry place. Also, there are no wodui, fermentation smells. The camphor and old wood scents are sweet and bright. The taste is deep and pure, sweet and long. So long that it remains in my mouth until my next cup!
The tea's energy is potent, warm and harmonious. The mouth is cool and clean.
It feels young and old at the same time! I would wish that it would feel
even older: a more refined, concentrated taste and darker scents. In 10
years? Only the slow passing of time can preserve the incredible energy
of this tea. Attempts to hasten the aging end up diminishing the tea, destroying what makes it so wonderful. Phil Collins sang 'You can't hurry love'! You can't hurry aging raw puerh either!
At 23 years, these leaves still feel and look very young. They all open up after brewing. The buds and small leaves almost turn green again, while the big, mature leaves and stems are dark brown.
You can notice how the stem below is progressively becoming darker below:
(The taste of this tea is so pure that I'm enjoying it brewed in my silver teapot!)
Amazing old puerh...
Thursday, January 10, 2013
Tuesday, January 08, 2013
Test de 4 Yixing zisha
Lorsque j'ai commencé à m'intéresser au thé, je ne faisais pas la différence entre un Oolong de haute montagne cher et un Oolong bas de gamme. Ne sachant pas infuser avec une bonne technique, le résultat était médiocre dans les 2 cas et je ne voyais pas la différence de qualité. Celle-ci ne m'est apparue qu'avec la pratique et l'apprentissage du 'gongfu cha'. Ensuite, j'ai pu découvrir des thés toujours meilleurs, car j'avais appris à les laisser s'exprimer.
Un des outils les plus fascinants au service du thé est la théière en glaise d'Yixing. Comme pour les thés, la qualité de la glaise peut varier grandement (et les prix aussi). Cela n'apparait pas évident au départ, mais avec de l'expérience cela devient de plus en plus net.
Pour bien connaitre les caractéristiques et la qualité de ces 4 théières Yixing zisha ci-dessus, je les ai testées les unes après les autres avec le même thé. A priori, la glaise zisha convient particulièrement bien aux Oolongs torréfiés. Aussi, j'ai choisi d'y infuser mon Hung Shui Oolong à torréfaction 'forte' de Shan Lin Shi de cet hiver successivement dans chacune. Comme il s'agit d'un test de théière et non de thé, je n'utilise que peu de feuilles et prolonge donc les infusions pendant plusieurs minutes. Ce contact prolongé entre l'infusion et la théière a pour but d'accentuer l'impact de la glaise sur le thé.
De plus, ce jeune Hung Shui Oolong déborde d'arômes puissants et convient bien à ce type d'infusion. Le feu de sa torréfaction n'a pas encore eu le temps de s'affiner pour des infusions très concentrées. Quand on ne prévoit qu'une, deux ou trois infusions, il n'y a pas de raison de gaspiller du bon thé!
Connaissant ce thé infusé en porcelaine (set de compétition), j'ai un standard neutre en mémoire pour mes comparaisons:
1. Glaise zisha à gros grains et d'aspect très brut. Faite dans les années 1990s. (Prix abordable). Au toucher, on sent les gros grains de la glaise. Ce n'est pas lisse du tout.
Pour les 4 théières, j'ai pris 2 photos: une à froid et une au bout de quelques secondes de préchauffage. En effet, un des jolis effets de la glaise d'Yixing est ce changement d'aspect sous l'effet de la chaleur. La théière se met à briller et à 'vivre' une fois en contact avec l'eau bouillante!
Avec cette théière, le goût est assez direct. Je sens un aftertaste assez puissant, mais pas de finesse. Il y a un picotement grossier la langue. Les odeurs sont assez fidèles et naturelles, mais pas affinées. Ce sont plutôt les senteurs 'lourdes' qui ressortent.
Conclusion: elle irait mieux avec des vieux Oolongs torréfiés de qualité moyenne.
2. Glaise zisha très fine. Faite fin 1990s, début 2000. Au toucher, on sent des petites aspéritées. Le contact est un peu abrasif, surtout à l'intérieur. Le prix est inférieur à 100 USD. C'est un genre de glaise 'industrielle' qu'on trouve de manière assez commune.
Le goût est plat, fade. C'est comme si les arômes avaient été aspirés, absorbés par la théière.
La langue est un peu pâteuse, ce qui n'est pas une sensation confortable. Il n'y a pas non plus de longueur en bouche. Et les senteurs ne sont pas entièrement naturelles ou plaisantes. On dirait que les feuilles de thé ont été 'asphyxiées'.
3. Glaise Di Cao Qing. Elle provient de strates profondes des mines d'Yixing. Très compacte et riches en minéraux, c'est une glaise de grande qualité. Elle douce au toucher, mais pas entièrement lisse. La théière date des années 1980. (En Euros, je l'ai payée un prix à 4 chiffres.)
Au début, le thé se ressent à peine. Il se boit très facilement et glisse dans la gorge.
Mais, au lieu d'une sensation creuse, arrive un afflux de sang dans la langue et au palais. C'est toute la bouche qui 'travaille', stimulée par la force vitale du thé.
Je ressens aussi la fraicheur du thé dans la bouche. Pureté, amplitude, finesse sont les caractéristique de ce goût et surtout de cet longueur du goût. L'aftertaste est plein de force naturelle. C'est à la fois puissant et agréable.
4. Glaise zisha décorée qinghua de la dynastie Qing, règne de Qianlong. Cette théière de plus de 200 ans a tout pour être une pièce de musée! (Inestimable, je ne compte pas m'en séparer de mon plein gré).
La glaise a l'air brute (et semblable à la première) du point de vue de la couleur. Cependant, au toucher, c'est la plus lisse et la plus douce des 4.
Goût soyeux, doux et moelleux. C'est comme un violon qui joue des notes légères. Les arômes sont purifiés et portés à un niveau de raffinement surprenant. Cette finesse n'est pas fade, mais pleine de vie. Je ressens le cha qi et une chaleur qui envahit mon corps en commençant par le ventre, puis les épaules.
Les odeurs sont concentrées et comme de la liqueur. C'est complètement naturel et pur.
Ci-dessous, vous avez une vue dans la théière. On voit que les parois internes n'ont pas été polies. Si peu de feuilles ont fait un si grand effet...
La Di Cao Qing joue sur un registre très proche de la théière ancienne. Haute fidélité au thé. Le raffinement est tel que quelques feuilles suffisent pour beaucoup de plaisir. (C'est aussi comme cela que je me justifie l'acquisition/investissement de ces théières exceptionnelles: rechercher des saveurs nouvelles, plus fines et moins consommatrices de feuilles de qualité).
Un des outils les plus fascinants au service du thé est la théière en glaise d'Yixing. Comme pour les thés, la qualité de la glaise peut varier grandement (et les prix aussi). Cela n'apparait pas évident au départ, mais avec de l'expérience cela devient de plus en plus net.
Pour bien connaitre les caractéristiques et la qualité de ces 4 théières Yixing zisha ci-dessus, je les ai testées les unes après les autres avec le même thé. A priori, la glaise zisha convient particulièrement bien aux Oolongs torréfiés. Aussi, j'ai choisi d'y infuser mon Hung Shui Oolong à torréfaction 'forte' de Shan Lin Shi de cet hiver successivement dans chacune. Comme il s'agit d'un test de théière et non de thé, je n'utilise que peu de feuilles et prolonge donc les infusions pendant plusieurs minutes. Ce contact prolongé entre l'infusion et la théière a pour but d'accentuer l'impact de la glaise sur le thé.
De plus, ce jeune Hung Shui Oolong déborde d'arômes puissants et convient bien à ce type d'infusion. Le feu de sa torréfaction n'a pas encore eu le temps de s'affiner pour des infusions très concentrées. Quand on ne prévoit qu'une, deux ou trois infusions, il n'y a pas de raison de gaspiller du bon thé!
Connaissant ce thé infusé en porcelaine (set de compétition), j'ai un standard neutre en mémoire pour mes comparaisons:
1. Glaise zisha à gros grains et d'aspect très brut. Faite dans les années 1990s. (Prix abordable). Au toucher, on sent les gros grains de la glaise. Ce n'est pas lisse du tout.
Pour les 4 théières, j'ai pris 2 photos: une à froid et une au bout de quelques secondes de préchauffage. En effet, un des jolis effets de la glaise d'Yixing est ce changement d'aspect sous l'effet de la chaleur. La théière se met à briller et à 'vivre' une fois en contact avec l'eau bouillante!
Avec cette théière, le goût est assez direct. Je sens un aftertaste assez puissant, mais pas de finesse. Il y a un picotement grossier la langue. Les odeurs sont assez fidèles et naturelles, mais pas affinées. Ce sont plutôt les senteurs 'lourdes' qui ressortent.
Conclusion: elle irait mieux avec des vieux Oolongs torréfiés de qualité moyenne.
2. Glaise zisha très fine. Faite fin 1990s, début 2000. Au toucher, on sent des petites aspéritées. Le contact est un peu abrasif, surtout à l'intérieur. Le prix est inférieur à 100 USD. C'est un genre de glaise 'industrielle' qu'on trouve de manière assez commune.
Le goût est plat, fade. C'est comme si les arômes avaient été aspirés, absorbés par la théière.
La langue est un peu pâteuse, ce qui n'est pas une sensation confortable. Il n'y a pas non plus de longueur en bouche. Et les senteurs ne sont pas entièrement naturelles ou plaisantes. On dirait que les feuilles de thé ont été 'asphyxiées'.
3. Glaise Di Cao Qing. Elle provient de strates profondes des mines d'Yixing. Très compacte et riches en minéraux, c'est une glaise de grande qualité. Elle douce au toucher, mais pas entièrement lisse. La théière date des années 1980. (En Euros, je l'ai payée un prix à 4 chiffres.)
Au début, le thé se ressent à peine. Il se boit très facilement et glisse dans la gorge.
Mais, au lieu d'une sensation creuse, arrive un afflux de sang dans la langue et au palais. C'est toute la bouche qui 'travaille', stimulée par la force vitale du thé.
Je ressens aussi la fraicheur du thé dans la bouche. Pureté, amplitude, finesse sont les caractéristique de ce goût et surtout de cet longueur du goût. L'aftertaste est plein de force naturelle. C'est à la fois puissant et agréable.
4. Glaise zisha décorée qinghua de la dynastie Qing, règne de Qianlong. Cette théière de plus de 200 ans a tout pour être une pièce de musée! (Inestimable, je ne compte pas m'en séparer de mon plein gré).
La glaise a l'air brute (et semblable à la première) du point de vue de la couleur. Cependant, au toucher, c'est la plus lisse et la plus douce des 4.
Goût soyeux, doux et moelleux. C'est comme un violon qui joue des notes légères. Les arômes sont purifiés et portés à un niveau de raffinement surprenant. Cette finesse n'est pas fade, mais pleine de vie. Je ressens le cha qi et une chaleur qui envahit mon corps en commençant par le ventre, puis les épaules.
Les odeurs sont concentrées et comme de la liqueur. C'est complètement naturel et pur.
Ci-dessous, vous avez une vue dans la théière. On voit que les parois internes n'ont pas été polies. Si peu de feuilles ont fait un si grand effet...
La Di Cao Qing joue sur un registre très proche de la théière ancienne. Haute fidélité au thé. Le raffinement est tel que quelques feuilles suffisent pour beaucoup de plaisir. (C'est aussi comme cela que je me justifie l'acquisition/investissement de ces théières exceptionnelles: rechercher des saveurs nouvelles, plus fines et moins consommatrices de feuilles de qualité).
Friday, January 04, 2013
Dong Pian - Si Ji Chun Oolong
I wish you a happy New Year 2013!
Winds of change, blow away the clouds,
Tea happiness clears the mind.
Cultivar: Si Ji Chun - 4 seasons spring
Origin: Zhu Shan, low elevation.
Harvested by hand on December 22nd, 2012.
Light oxidized and unroasted Oolong.
Competition brewing: 3 grams and 6 minutes.
Excellent clarity of the brew!
Si Ji Chun is a low elevation and high yield cultivar. As its name indicates, its scents are flowery and spring-like in all 4 seasons. Most of the time, this fragrant tea also smells somewhat rough and feels less elegant than Jinxuan or Jade Oolong. However, the late winter harvest is able to bring out the most refined scents and sweet tastes from Si Ji Chun Oolong!
Usually, the tea trees simply rest in winter. But if the sun shines for several days, the trees mistake this for the arrival of spring and produce buds and fresh young leaves. The cold nights resemble the high mountain climate and help to preserve the freshness and finesse of these leaves.
The result is a perfect combination of a powerful bouquet of fresh cut flowers and a light, sweet, buttery taste. It feels pure and bright like Gabrielle Aplin's cover of 'The Power of Love'!
Friday, December 28, 2012
2 Hung Shui Oolong de Shan Lin Shi - Hiver 2012
Mes Hung Shui Oolong de haute montagne combinent le meilleur du savoir-faire du thé de Taiwan. En premier lieu, le matériau, les feuilles, est issu de plantations de haute altitude (+ 1000 mètres d'altitude), où on fait les Gao Shan Oolongs fins et puissants. Il ne s'agit pas de feuilles de basse altitude ou bien d'invendus de saisons précédentes que l'on mélange et qu'on torréfie pour cacher leurs imperfections. Deuxièmement, leur torréfaction est faite traditionnellement, au charbon, dans des paniers en osier, par de vieux maitres torréfacteurs qui connaissent bien leur métier. Ils s'inspirent des techniques inventées à Wu Yi (Fuijian) pour torréfier et conserver les Yan Cha. Tout leur art consiste à chauffer sans bruler, transformer sans trahir, affiner sans tuer les feuilles de thé et leur fraicheur.
La bonne nouvelle de cette fin 2012 est que j'ai sélectionné 2 Hung Shui Oolongs de Shan Lin Shi de cet hiver. L'un a une torréfaction 'forte' (mais pas trop) et l'autre une torréfaction moyenne.
La différence de couleur est faible, mais visible. Le oolong plus torréfié est moins vert, plus brun/gris.
Cultivar: Luanze (qingxin) Oolong
Origine: Shan Lin Shi, Taiwan (1500 m)
Récolté à la main le 28 septembre 2012. (Cela correspond, cette année, en haute montagne, à la fin de l'automne et au début de l'hiver).
Torréfaction 'forte' au charbon de bois en décembre.
3 grammes de feuilles pour une dégustation de compétition: 6 minutes avec de l'eau bouillante.
A sec, on sent surtout des odeurs de pain blanc grillé qui aboutissent sur une odeur douce, sucrée.
Cultivar: Luanze (qingxin) Oolong
Origine: Shan Lin Shi, Taiwan (1500 m)
Récolté à la main le 28 septembre 2012.
Torréfaction moyenne au charbon de bois en décembre.
3 grammes de feuilles infusées 6 minutes.
Odeur similaire, mais avec des notes un peu plus fruitées et fraiches.
Ces images sont très parlantes. On voit bien l'impact sur l'infusion, plus orangée avec plus de torréfaction.
Les feuilles infusées sont aussi plus sombres, moins vertes, dans le cas de la torréfaction plus forte. Néanmoins, on voit qu'elles s'ouvrent entièrement et n'on pas été carbonisées. On voit des petits bourgeons et de très grandes feuilles.
Ce qui est étonnant, c'est qu'on retrouve une odeur d'agrume mûr similaire dans les deux infusions. Cet odeur est très particulière et c'est la première fois que je la sens dans un de mes Hung Shui Oolongs de Shan Lin Shi. Elle est plus profonde et grave avec l'infusion 'forte', et plus fraiche et claire avec l'infusion moyenne. Les deux Hung Shui sont très moelleux, presque sucrés. Surtout celui à torréfaction forte. Je ne remarque pas de goûts déplaisants, si bien que ces 2 Oolongs se boivent très facilement. La longueur en bouche est agréable, douce et fine. Naturellement, le moins torréfié a des arômes plus ouverts et directs.
Ces 2 Hung Shui brillent aussi par ce que l'on n'y trouve pas, mais que l'on trouve souvent dans d'autres Oolongs torréfiés: les odeurs de brulé et l'amertume. Le maitre torréfacteur a bien contrôlé son feu. D'ailleurs, si je n'ai reçu ces thés que si tardivement, c'est car il n'a pas voulu torréfier pendant qu'il pleuvait, mais a attendu le beau temps.
Atteindre une telle finesse en porcelaine, en mode test, est de très bonne augure pour des infusions en théière d'Yixing. Et puis, ces 2 Hung Shui Oolongs sont aussi d'excellents candidats à une longue conservation (en jarre en porcelaine). Il sera très intéressant de goûter l'évolution dans le temps de ces 2 niveaux de torréfaction.
La bonne nouvelle de cette fin 2012 est que j'ai sélectionné 2 Hung Shui Oolongs de Shan Lin Shi de cet hiver. L'un a une torréfaction 'forte' (mais pas trop) et l'autre une torréfaction moyenne.
![]() |
| Torréfaction 'forte' (à gauche) et moyenne (à droite) |
Cultivar: Luanze (qingxin) Oolong
Origine: Shan Lin Shi, Taiwan (1500 m)
Récolté à la main le 28 septembre 2012. (Cela correspond, cette année, en haute montagne, à la fin de l'automne et au début de l'hiver).
Torréfaction 'forte' au charbon de bois en décembre.
3 grammes de feuilles pour une dégustation de compétition: 6 minutes avec de l'eau bouillante.
A sec, on sent surtout des odeurs de pain blanc grillé qui aboutissent sur une odeur douce, sucrée.
Cultivar: Luanze (qingxin) Oolong
Origine: Shan Lin Shi, Taiwan (1500 m)
Récolté à la main le 28 septembre 2012.
Torréfaction moyenne au charbon de bois en décembre.
3 grammes de feuilles infusées 6 minutes.
Odeur similaire, mais avec des notes un peu plus fruitées et fraiches.
![]() |
| Torréfaction 'forte' à gauche et moyenne à droite |
Les feuilles infusées sont aussi plus sombres, moins vertes, dans le cas de la torréfaction plus forte. Néanmoins, on voit qu'elles s'ouvrent entièrement et n'on pas été carbonisées. On voit des petits bourgeons et de très grandes feuilles.
Ce qui est étonnant, c'est qu'on retrouve une odeur d'agrume mûr similaire dans les deux infusions. Cet odeur est très particulière et c'est la première fois que je la sens dans un de mes Hung Shui Oolongs de Shan Lin Shi. Elle est plus profonde et grave avec l'infusion 'forte', et plus fraiche et claire avec l'infusion moyenne. Les deux Hung Shui sont très moelleux, presque sucrés. Surtout celui à torréfaction forte. Je ne remarque pas de goûts déplaisants, si bien que ces 2 Oolongs se boivent très facilement. La longueur en bouche est agréable, douce et fine. Naturellement, le moins torréfié a des arômes plus ouverts et directs.
Ces 2 Hung Shui brillent aussi par ce que l'on n'y trouve pas, mais que l'on trouve souvent dans d'autres Oolongs torréfiés: les odeurs de brulé et l'amertume. Le maitre torréfacteur a bien contrôlé son feu. D'ailleurs, si je n'ai reçu ces thés que si tardivement, c'est car il n'a pas voulu torréfier pendant qu'il pleuvait, mais a attendu le beau temps.
![]() |
| Torréfaction 'forte' à gauche et moyenne à droite |
Passez un bon réveillon!
Thursday, December 27, 2012
The year 2012 in 12 pictures
I hope you had a wonderful Christmas celebration. Mine went pretty well, except for the fact that I'm not used to drinking both red and white wines for dinner. The next morning, I felt a little bit hazy. Since it was Christmas Day, I turned to my strongest 'hangover tea', the 1960s loose raw puerh. And it worked great: I felt clear and high spirited after a couple of teapots!
Tea continues to inspire, nurture and even heal my body and soul! I want to share with you these 12 pictures marking some of my greatest tea moments in 2012:
December - Time for an old Hung Shui Oolong
September - Un thé fête la pleine lune d'automne
August - Jouer aux antiquités
July - RED - Red Extreme Delight
June - La vie en rose
May - Top Alishan Oolong - Spring 2012
April - David Louveau's qingbai cup makes a splash
March - The return of spring
February - Wu Yi Shui Xian
January - The sun changes everything
Click on these links for the pictures of 2011, 2010, 2009 , 2008 and 2007.
Tea continues to inspire, nurture and even heal my body and soul! I want to share with you these 12 pictures marking some of my greatest tea moments in 2012:
December - Time for an old Hung Shui Oolong
November - Winter top lily flower Wenshan Baozhong
October - Théière zhuni des années 1980
September - Un thé fête la pleine lune d'automne
August - Jouer aux antiquités
July - RED - Red Extreme Delight
June - La vie en rose
May - Top Alishan Oolong - Spring 2012
April - David Louveau's qingbai cup makes a splash
March - The return of spring
February - Wu Yi Shui Xian
January - The sun changes everything
Click on these links for the pictures of 2011, 2010, 2009 , 2008 and 2007.
Tuesday, December 25, 2012
Tea under the Christmas tree
I celebrated Christmas with this Cha Xi next to my Christmas tree. What tea would fit this special occasion? Christmas is a time where expensive gifts are given. It started 2000 years ago with the 3 kings (wise men) who brought gold, incense and myrrh. But the biggest gift of all is the one given to us by Jesus: the love of God! This love is both priceless and free, like the love of a mother. So, I decided to brew this 1960 red tea from Georgia (former USSR). Vladimir, a passionate tea drinker gave me this box of old red tea when he visited me this early December. Such an old tea is indeed a priceless gift, especially for someone who likes old tea like I do!
This metallic box contains tea as a sample and wasn't meant to be sold, but kept for quality control. The label mentions it was made in July 1960.
The dry leaves are in very good condition (thanks to Russia's dry climate). The fragrance has a spicy touch that reminds me of Glühwine (mulled wine)! It also has the wooden fragrances of old Baozhong, but smells more fruity. Compared to old Baozhong, it smells younger than its age, thanks to the good storage.
I should probably also explain why I choose my cheap 'ivory' white porcelain gaiwan and classic cups to brew this special tea. It has to do with the spirit and symbol of Christmas.
First, Jesus was born in a stable and the first informed of his birth were simple shepherds. This shows how humble and simple Jesus came into this world. The inexpensive porcelain accessories try to reflect this humility and simplicity.
On a second more symbolic level, I find it interesting to see the gaiwan like mother Mary giving birth to the brew. And here it makes sense to have the gaiwan made from a 'ivory' porcelain that is similar to Blanc de Chine, De Hua porcelain. Why? Because this reminds me of the popular Guanyin (Boddhisatva) figurines made with this porcelain. Even people in Europe, in the 17-18th century, collected these figurines. They were amazed, I think, by the similarity between Guanyin and Mary! This feminine goddess can be seen as a bridge between Eastern and Western spirituality!
On a more personal level, I use these 3 quilt Cha Tuo made by my mother in France! May this Cha Xi bridge the distance that separate us during these holidays... I like the fact that these Cha Tuo add a soft and delicate feeling. It represents the fabric that was used to wrap the baby Jesus before laying it on the manger!
For my crèche, under the tree, I am using traditional wooden figurines from the Erzgebirge (in Germany). To recreate the atmosphere of a stable, I'm using ... dried tea leaves!!
They do the trick pretty well, I think. Actually, I have been drying my spent Oolong leaves for several months. I intend to use them to make a pillow (for my wife). Tea pillows are quite common in Taiwan! It's another creative way to recycle the leaves we drink.
In this Cha Xi, the dry leaves become another way of connecting my tea with the Christmas festivity!
The red tea proved to be very sweet,warm and pure, with a very old feeling. Perfect for that day! And in this tea spirit, I wish you all a wonderful Christmas!
This metallic box contains tea as a sample and wasn't meant to be sold, but kept for quality control. The label mentions it was made in July 1960.
The dry leaves are in very good condition (thanks to Russia's dry climate). The fragrance has a spicy touch that reminds me of Glühwine (mulled wine)! It also has the wooden fragrances of old Baozhong, but smells more fruity. Compared to old Baozhong, it smells younger than its age, thanks to the good storage.
I should probably also explain why I choose my cheap 'ivory' white porcelain gaiwan and classic cups to brew this special tea. It has to do with the spirit and symbol of Christmas.
First, Jesus was born in a stable and the first informed of his birth were simple shepherds. This shows how humble and simple Jesus came into this world. The inexpensive porcelain accessories try to reflect this humility and simplicity.
On a second more symbolic level, I find it interesting to see the gaiwan like mother Mary giving birth to the brew. And here it makes sense to have the gaiwan made from a 'ivory' porcelain that is similar to Blanc de Chine, De Hua porcelain. Why? Because this reminds me of the popular Guanyin (Boddhisatva) figurines made with this porcelain. Even people in Europe, in the 17-18th century, collected these figurines. They were amazed, I think, by the similarity between Guanyin and Mary! This feminine goddess can be seen as a bridge between Eastern and Western spirituality!
On a more personal level, I use these 3 quilt Cha Tuo made by my mother in France! May this Cha Xi bridge the distance that separate us during these holidays... I like the fact that these Cha Tuo add a soft and delicate feeling. It represents the fabric that was used to wrap the baby Jesus before laying it on the manger!
For my crèche, under the tree, I am using traditional wooden figurines from the Erzgebirge (in Germany). To recreate the atmosphere of a stable, I'm using ... dried tea leaves!!
They do the trick pretty well, I think. Actually, I have been drying my spent Oolong leaves for several months. I intend to use them to make a pillow (for my wife). Tea pillows are quite common in Taiwan! It's another creative way to recycle the leaves we drink.
In this Cha Xi, the dry leaves become another way of connecting my tea with the Christmas festivity!
The red tea proved to be very sweet,warm and pure, with a very old feeling. Perfect for that day! And in this tea spirit, I wish you all a wonderful Christmas!
(With a special thank you to Vladimir for this tea gift!)
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