Les lecteurs les plus anciens de mon blog se rappellent peut-être de lui. En effet, par deux fois, il a eu la gentillesse de prendre de très belles photos de moi durant nos dégustations de thé.
Je vous montre ces quelques photos de l'exposition dans ce lieu associatif à flanc de montagne pour vous montrer son style.
Et si vous voulez en savoir plus sur lui, voici son site en ligne.
Le carton d'invitation m'informai que "Vous pouvez apporter un peu à boire ou à manger, si vous voulez". Quelle bonne idée! Quoi de plus séant qu'un Chaxi pour le vernissage d'une exposition artistique. En effet, le thé permet de combiner art et réception. Les visiteurs d'une exposition sont en recherche de beauté et de plaisir des sens. Le Chaxi marie l'esthétique et la satisfaction d'un besoin matériel.
Mais la grande question à laquelle il faut maintenant répondre est 'Quel thé infuser?'
L'idéal est de choisir un thé qui permette de tisser des liens avec l'exposition 'Where we are'.
Comme nous sommes à Taiwan et que je sais les Vandy très amateurs de bon thé, je me suis dit qu'il fallait un Oolong taiwanais de bonne qualité.
Mais je ne voulais pas d'un Oolong de haute montagne car sa qualité est trop corrélée à une seule caractéristique, l'élévation, et celle-ci est très corrélée au prix. Or, la valeur de l'art ne saurait être si simpliste. L'art nous touche souvent au plus profond de nous-même. Il soulève des émotions, des questions qui vont nous accompagner, nous trotter dans la tête... L'art est le contraire d'un produit jetable. Il tend à une perfection, un idéal, vers des vérités éternelles.
Il me fallait donc un Oolong taiwanais complexe, fruit d'une grande maitrise technique et dont le goût complexe se déguste comme une histoire. Comme chaque photo raconte une histoire, je voulais que mon Oolong accompagne les visiteurs et active notamment leur goût. Pour cela, j'ai choisi un Oolong de la région de Dong Ding, torréfié au charbon de bois (comme celui-ci).
Et pour la décoration florale, j'ai simplement coupé une fougère à 2 pas de l'exposition. L'idée était d'être dans une démarche alliant frugalité et beauté. Rattana ne fait pas de photographies de studio où il créerait des effets. Il cherche ses sujets dans le monde, la rue, la nature. Il ne leur demande pas de poser, mais sait isoler les instants les plus intéressants.
A la couleur de l'infusion, vous pouvez voir que j'ai choisi d'infuser longtemps mon Dong Ding Oolong. La coupe est petite, car il s'agit d'obtenir un concentré d'arômes et d'émotion, pas une boisson désaltérante.
La beauté du vase en céladon...
Mais le plus important, c'est l'art du thé ou l'art de la photo nous permette d'échanger, de rencontrer d'autres personnes sensibles aux petits plaisirs de la vie et à la beauté! Peu de gens restèrent insensibles à mon Oolong. Pourtant, à Taiwan, c'est un peu comme le fromage de lait cru en France. Il y en a tant et pour tous les goûts, si bien qu'on finit par être blasé. Il faut parfois un regard extérieur pour se rendre compte de la richesse dont on dispose sur place. Beaucoup de Taiwanais n'ont pas idée combien leurs Oolongs peuvent être formidables. Par contre, ils peuvent être des grands connaisseurs de vins français (comme ce couple ci-dessous).
Mais je ne voulais pas d'un Oolong de haute montagne car sa qualité est trop corrélée à une seule caractéristique, l'élévation, et celle-ci est très corrélée au prix. Or, la valeur de l'art ne saurait être si simpliste. L'art nous touche souvent au plus profond de nous-même. Il soulève des émotions, des questions qui vont nous accompagner, nous trotter dans la tête... L'art est le contraire d'un produit jetable. Il tend à une perfection, un idéal, vers des vérités éternelles.
Il me fallait donc un Oolong taiwanais complexe, fruit d'une grande maitrise technique et dont le goût complexe se déguste comme une histoire. Comme chaque photo raconte une histoire, je voulais que mon Oolong accompagne les visiteurs et active notamment leur goût. Pour cela, j'ai choisi un Oolong de la région de Dong Ding, torréfié au charbon de bois (comme celui-ci).
Et pour la décoration florale, j'ai simplement coupé une fougère à 2 pas de l'exposition. L'idée était d'être dans une démarche alliant frugalité et beauté. Rattana ne fait pas de photographies de studio où il créerait des effets. Il cherche ses sujets dans le monde, la rue, la nature. Il ne leur demande pas de poser, mais sait isoler les instants les plus intéressants.
J'avais vu un peu grand quant au nombre concomitant des visiteurs. Une rangée de coupes aurait suffi. Mais les photos de l'article montrent le début de l'après-midi, quand nous avions le temps d'en faire. Quand les visiteurs furent plus nombreux, je me suis concentré sur la préparation du thé et la conversation.
Mon ancienne théière en zisha partiellement peinte convient bien pour arrondir les arômes de la torréfaction, mais je l'ai aussi choisi pour sa forte présence. Vu sa taille, on ne peut pas la rater! Et son ancienneté permet d'ajouter cette dimension d'intemporalité qui va si bien avec l'art. D'ailleurs, son bateau à thé date aussi de la dynastie QingA la couleur de l'infusion, vous pouvez voir que j'ai choisi d'infuser longtemps mon Dong Ding Oolong. La coupe est petite, car il s'agit d'obtenir un concentré d'arômes et d'émotion, pas une boisson désaltérante.
La beauté du vase en céladon...
Mais le plus important, c'est l'art du thé ou l'art de la photo nous permette d'échanger, de rencontrer d'autres personnes sensibles aux petits plaisirs de la vie et à la beauté! Peu de gens restèrent insensibles à mon Oolong. Pourtant, à Taiwan, c'est un peu comme le fromage de lait cru en France. Il y en a tant et pour tous les goûts, si bien qu'on finit par être blasé. Il faut parfois un regard extérieur pour se rendre compte de la richesse dont on dispose sur place. Beaucoup de Taiwanais n'ont pas idée combien leurs Oolongs peuvent être formidables. Par contre, ils peuvent être des grands connaisseurs de vins français (comme ce couple ci-dessous).















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