Tuesday, July 17, 2018

Retrouvailles avec le maitre du voyage en Asie

C'est le premier jour de la rentrée de septembre 1982 que j'ai fait la rencontre de Laurent Volk. C'était son premier jour au collège de Sainte Philomène, l'école où j'allais depuis la maternelle. Je fis en sorte qu'il se sente à l'aise dans ce lieu nouveau et lui présentai tous mes copains. Depuis ce jour-là, nous nous sommes liés d'amitié et nos destins ont suivi des routes assez similaires. Ainsi, il y a 20 ans, nous quittâmes chacun la France pour l'Asie. Laurent s'établit en Indonésie. Il y fit son service national dans la coopération et l'enseignement du français. Voyageur curieux et intrépide, il parcourut les iles de l'Indonésie à la découverte des volcans, des temples hindous, des rizières en plateau, des plages de sable fin et de la culture unique et fascinante de Bali.
Il tomba amoureux de cette ile (et de ses femmes!), si bien qu'il s'y installa. Comme il aime partager son bonheur, il créa l'agence de voyage Bali Authentique pour faire découvrir les coins merveilleux qui l'ont le plus inspiré. Et vu qu'il en connait un grand nombre grâce à ses nombreux voyages et qu'il s'intéresse passionnément à la culture et à l'histoire locale, son agence de voyage rencontra un si vif succès qu'il travailla d'arrache-pied jusqu'à ses 40 ans. Depuis, il a fait ce que mon prof de management de l'ICN, M. Bourion, recommandait aux futurs managers: si vous devenez le meilleur dans votre domaine c'est le moment de changer, sinon l'ennui et la routine vous guetteront!
Laurent vit maintenant au Vietnam avec sa petite famille. Et c'est là que nous l'avons rejoint pour une merveilleuse semaine de vacances. Naturellement, c'est lui qui s'est chargé de composer le programme de notre séjour: snorkeling dans les iles Cham près de Hoi An, visites des caves de Phong Nha, celles du Vietcong, de l'ancienne capitale impériale Hue et balade dans le parc national Bach Ma. De mon côté, j'ai contribué au plaisir de ces visites en infusant du thé chaque fois que possible et en prenant de belles photos. Bref, nous avons fait ce que les hommes font lorsqu'ils vivent paisiblement en société: nous nous spécialisons dans ce que nous faisons de mieux et échangeons nos services pour plus d'efficacité et de satisfaction!
A 1400 mètres d'altitude, je prépare cette fois mon puerh cru de Menghai de 1997. Un vieux puerh pour une vieille amitié toujours pleine d'énergie. Un thé aux facettes multiples pour un endroit situé au haut d'une montagne,
mais aussi face à la mer de l'autre côté. En plus du thé lui-même, Laurent me dit apprécier le côté cérémonial de ma préparation du thé. Le fait que le thé prenne un aspect un peu formel et silencieux a un avantage pratique: il indique aux autres personnes que ce moment est précieux et qu'on n'a pas le droit de vous déranger. Le thé devient alors une plage de temps très personnelle où l'on a enfin le temps de souffler, de faire le vide dans la journée. Même les enfants comprennent que ce n'est plus le moment de sauter et de jouer: ainsi, son fils de 7 ans est venu s'assoir tranquillement en face de moi!

Laurent a le voyage dans le sang. Son âme d'artiste vibre avec l'énergie qu'il puise dans chaque lieu. Les ruines de vieux temples l'inspirent tout particulièrement! Mais il ne se prend pas au sérieux. La vie est trop courte pour être triste!

Ce voyage fut donc une réussite à plus d'un égard. Ce furent des retrouvailles avec un viel ami, ce fut la découverte du Vietnam du centre, ses plats savoureux, ses paysages tropicaux, ses habitants souriants. Ce fut aussi la rencontre avec sa famille si mignonne, des moments de partage de ma passion du thé, des discussions sur la vie et le monde...
C'est avec beaucoup de gratitude que je dis merci à Laurent et au destin. Aucun de nos ancêtres n'a connu une vie aussi pleine d'expériences nouvelles et de voyages. Je mesure ma chance de vivre en 2018 dans un monde si prospère et majoritairement en paix. Qui aurait cru que 36 ans après notre rencontre dans un collège du nord de l'Alsace, nous passerions des vacances ensemble au Vietnam après 20 ans en Asie?  Notre vie est un roman et nous avons écrit une de ses plus belles pages!
Merci Laurent! Quelle joie de voir la France gagner contre l'Uruguay avec toi! (J'en profite pour vous indiquer que j'ai fait des promos spéciales pour la France championne du monde! Mes meilleurs Oolongs de haute montagne sont réduits de 11%!)
A la prochaine!

Tuesday, July 10, 2018

Phong Nha mountains and caves

It's near Phong Nha that one finds Asia's oldest karst mountains. It's a kind of very dramatic and abrupt mountain that one finds often depicted in Chinese Shan Shui paintings (Shan Shui = mountain and water). We had a wonderful example of such a mountain just right behind the hotel, by the pool:
Morning view
I couldn't resist the urge to enjoy tea at this spot. What tea? High mountain Oolong (from Taiwan), of course!
Fresh Lishan Oolong is a great choice to cool down and drink water on a hot day!
It's an unexpected pleasure to mix what Taiwan and Vietnam do best (tea and tourism)!
In case you wonder what there's to see in Phong Nha, here are some pictures of our boat trip to the cave:
The entrance is big and there's no risk to be stuck here:
The inside of the caves is tall like a cathedral and it extends for almost a kilometer here:
The lighting is very nicely done.
The exit is near. The dark caves are more humid and less cool than we imagined. I'm longing for my next tea drink by the pool!

Friday, June 29, 2018

Stay hydrated with style


High Mountain Oolong from Tianchi
When you have a hammer, every problem looks like a nail! It's very true when it comes to tea. In winter, tea brings warmth. In the morning, tea wakes you up. Anxious, tea calms you down... And during summer, a fresh, lightly oxidized tea is all you need to cool down!

Yesterday, for instance, I was visiting very knowledgeable tea friends and we had tea under the natural shade of a tree in their garden. We even used charcoals to heat the tetsubin on this stunning Chaxi.
Except for the bamboo mat protecting the chabu, every piece of teaware is theirs. I simply brought the tea and suggested I prepare it for them in! So, since they were entrusting me with their Yixing zhuni teapot, antique tetsubin, Dehua cups... I couldn't just bring any tea. With such great tea friends, teaware and for such a special occasion, I brought my high mountain Oolong from Tianchi (near Fushou shan).
I was very concentrated to prepare this Oolong well. This is, actually, how I brew most of the time. I'm sitting directly on the floor and my Chaxi is spread in front of me. (Thank you John, by the way, for taking these nice pictures of me!) I think it helps that I brew with a beautiful setup daily. Otherwise, if you're used to brew very casually and on a special occasion you want to make a Chaxi, you might feel uncomfortable. It's like wearing business suit and a tie: f you don't were one regularly, you'll feel unnatural during a job interview. Skill, gongfu, is also what helps make you feel more comfortable, and it comes with practice.
Everybody was very pleased with the sweet, fresh taste and the cool mountain flower scents coming from this tea. In the Dehua cups, the brew had a light gold color and excellent transparency. We felt transported to the top of Fushou mountain and enjoyed this communion with nature through our tastebuds.
On a very hot day, high mountain Oolong brings energy and freshness. It helps you stay hydrated with style!
Here's a suggestion: before your next barbecue, share some Gao Shan Oolong with your friends.
Cheers! Have a very nice summer and make it even more unforgettable with great tea!

Wednesday, June 27, 2018

Early July vacation / les vacances approchent

Wenshan Baozhong, spring 2018
I'll be vacationing with friends and family during the first week of July. If your tea order is urgent, please place it before this Friday. Thanks! On July 9th, I'll be back in Taiwan brewing tea, blogging and sending packages!
Wenshan Baozhong, spring 2018
Je serai absent la première semaine de juillet et ne pourrai envoyer vos commandes avant mon retour, le 9 juillet. Si vous avez un besoin ou une envie irrésistible d'Oolong ou de porcelaine, veuillez me passer commande avant ce vendredi. Merci!
In der ersten Juli Woche mache ich ein kleines Urlaub und werde keine Pakete verschicken können. Falls Sie dringend Tee oder Porzelan aus Taiwan brauchen, schicken Sie mir bitte Ihre Bestellung bis Freitag. Ansonsten haben Sie bis dem 9. Juli etwas Geduld. Danke!

Tuesday, June 26, 2018

Existenzmaximum @Alishan

(Deutsche Leser können zum Schluß dieses Artikels ein Paar Sätze auf Deutsch lesen).

Existenzmaximum est un mot composé comme on en trouve beaucoup en allemand. Plus qu'un mot, c'est un concept, presqu'une philosophie. Pour comprendre sa signification, on prend ses 2 parties:
- existence au sens de la vie
- et maximum.
Le tout décrit une expérience, un moment de vie vraiment extraordinaire. Ce n'est pas forcément un plaisir physique, mais c'est d'arriver à vivre un moment de manière si intense, si pleine de sens, si conforme à ses rêves, ses attentes qu'on réalise là le maximum auquel on puisse espérer ici-bas. Pour un passionné de foot, c'est de voir son équipe gagner la coupe du monde, pour un aventurier, c'est s'envoler vers l'espace ou passer le cap Horn, pour un homme politique, c'est de gagner l'élection présidentielle...
Il y a des moments dans une vie où l'on se dit qu'on touche aux étoiles, qu'un rêve intense et personnel se réalise. Un amoureux de thé qui se réveille aux lueurs de l'aube à Alishan, qui s'habille plein d'espoir et qui trouve les plantations endormies à l'ombre des montagnes. Le chien du fermier l'accompagne vers le sommet pour contempler le magnifique lever de soleil qui fait resplendir de vert les rangées touffues de théiers Oolong. On est passé de la nuit au jour en l'espace de quelques instants! Cet air du petit matin est le plus vivifiant et clair de toute la journée. Les feuilles de Qingxin Oolong tout autour exhalent leur fraicheur. Ayant acquis plusieurs kg de telles feuilles, on se sent riche comme un prospecteur d'or du Klondike aux sacoches remplies de pépites!
De tels moments, on veut les garder en mémoire, par des photos par exemple.

Mais grâce à ces feuilles d'Alishan, on peut aussi revivre ce glorieux matin.

2 lecteurs m'ont récemment écrit tout le bien qu'ils pensent de cet Oolong. Régis de Nantes: "J'ai commencé par le flagship Alishan 28 avril qui m'intriguait beaucoup... il est incroyable!
En plus, coup de chance, j'ai réussi une infusion incroyable... la 2eme fois ce mois ci... :-) Un vrai bonheur!
Je me cherche encore entre quantité de thé et durée d'infusion."

Mike à Calgary au Canada est plus lapidaire: "the qingxin you sent me is very good.", mais sa commande est conséquente: 600 grammes.
Ce n'est pas toujours facile de réussir un Oolong de haute montagne. La plupart des experts vous diront qu'il faut X grammes de thé, une température d'eau Y et infuser Z seconde pour la première infusion et d'allonger chaque infusion de A secondes. Exit la poésie et le feeling, il vous faut un Bac S pour infuser du thé en France!
Chez moi, il n'y a pas d'équations à 4 inconnues à résoudre, mais je propose un raisonnement basé sur les grands principes du thé et vous laisser faire les derniers ajustements en fonction de votre goût, de vos préférences, votre expérience. Raison et passion se complètent pour réussir ses infusions.
Récapitulons le caractère et les propriétés du Oolong d'Alishan pour en déduire comment l'infuser:
- Il est roulé en boule => une couche suffit car ces feuilles prennent beaucoup de place en s'ouvrant. De plus, il faudra de la force et de la chaleur pour ouvrir ces feuilles lors de la première infusion.
- C'est un Oolong jeune, peu oxydé => on veut déguster sa fraicheur, ses arômes fins de haute montagne. Donc, on choisira aussi soit de la porcelaine, soit une terre peu poreuse (comme une zhuni moderne d'Yixing) pour maximiser le rendu des arômes fins.
Le préchauffage est essentiel pour ouvrir les feuilles dès la première infusion. Pas besoin de trop de feuilles. Une bonne couche au fond de la théière sera suffisant pour pratiquement remplir la théière de feuilles dès qu'elles seront déployées. La température de l'eau est maximale (quelques secondes de repos après ébullition) afin de donner de la force pour ouvrir des feuilles et extraire un maximum d'arômes. La durée d'infusion est le challenge, car on ne veut pas saturer les arômes de peur qu'ils perdent leur finesse et fraicheur. Mais on ne veut pas non plus une infusion trop légère et insipide. Pour la première infusion, il faut donner un peu de temps pour l'ouverture des feuilles.
Avec un gaiwan on peut ouvrir le couvercle pour sentir si c'est prêt. Avec une théière, il y a un truc: on commence à verser le thé dans les coupes un peu avant qu'on pense que c'est le moment. Si la couleur du thé qui sort est très claire, on verse doucement pour continuer de laisser infuser, mais si la couleur indique que c'est prêt alors on versera à flot plus soutenu!
Cette autre astuce est la plus importante: faire attention à ce que l'on fait durant la préparation et constater le résultat obtenu afin d'en tirer un enseignement. Si l'infusion fut trop concentrée, faire une infusion plus rapide la prochaine fois, par exemple.
Pour vivre une dégustation d'Oolong de haute montagne au maximum de ses possibilités, entrainons-nous à bien infuser de telles feuilles. L'implication totale de notre être, par la raison et le coeur, dans ce geste simple, l'infusion de thé, est une clé pour donner à chaque instant, même le plus insignifiant, un sens et une saveur maximale!

Nachtrag auf Deutsch: Existenzmaximum ist ein typisch deutsches Wort wie Kugelschreiber oder Haushaltsdefizit. Diesen Begriff hörte ich im Radio, auf SWR3, vor ein Paar Jahren. Der DJ las eine E-mail von Hörer die irgendwo im Ausland eine tolle Zeit, also ein Existenzmaximum hatten. Wenn die Tage langweilig sind sehnt man sich nach dem Aussergewöhnlichen. Man lebt nur ein Mal. Was bleibt wenn man zurück schaut? Wann hat es sich am meisten gelohnt zu leben? Da denke ich an diesem klaren und schönen Morgen in Alishan. Und diese Errinerung begleitet mich jeden sonnigen Morgen bei der Vorbereitung eines High Moutain Oolong...

Und an diesem Wochenende war ich wieder Mal voll von Begeisterung als Toni Kroos in der letzten Sekunde das Siegestor gegen Schweden schoß! Nie aufgeben. Fleißig üben! Das gilt auch für Tee!

Thursday, June 21, 2018

The pitfalls of discussing puerh prices

Top of the tong green mark puerh from the early 1990s
Early 1990s green mark raw puerh
If you've studied economics or business strategy, you'll know that there are 2 basic strategies for any product:
- Number 1: economies of scale. That's where you try to have a very standardized product and the main players are those few companies that are able to cut the cost the most and achieve the lowest price. The best example in the tea industry is Lipton with its tea bags. It always kind of tastes the same and this is achieved by mixing leaves from different origins. This was also, due to ideology, the strategy of the CNNP in Yunnan with regards to puerh until 1975: they made only 3 puerh cakes: a green, a red and an orange mark. Right now, this is still the strategy for mass produced plantation puerh.

- Number 2: Differentiation or niche marketing. This strategy doesn't emphasize the lowest cost, but superior quality. A good example of such a market is top wines: every estate strives for a good reputation, quality productions, limited editions... This strategy works well for teas that see their quality improve depending on which cultivar is used, where it's planted, how the trees are cared for, when it's harvested, how it's processed... It also works for Gushu, old arbor puerh, which is made from trees that are over 100 years old. Such puerh only represents 4% of the total puerh production. Thanks to its limited amount and special qualities that vary from one mountain to another, old arbor puerh is a good fit for differentiation.

We can see this strategy implemented since the liberalization of the tea market in China in early 2000. When the first Taiwanese merchants went to Yunnan, they mostly pressed cakes simply called Yiwu (see my 2003 spring Yiwu wild cake, for instance).  Nowadays, the producers are very precise and will tell you if the leaves come from Mahei, Guafengzhai, Bohetang, Wangongdingjiazhai... Each village has different market prices for their gushu (古树puerh. This article has a detailed list of maocha prices for spring 2017 and you can see that prices for loose gushu puerh from the 6 famous mountains vary from 1,200 to 15,000 RMB (highest in Laobanzhang).
Pitfall number 1: The market for regular plantation puerh is very different from the market for gushu puerh. Increased demand for plantation puerh can be met by increasing supply with new plantations within a few years. That's why price increases are more gentle and simply reflect the increasing labor costs in Yunnan. For old arbor puerh, increased demand leads to higher prices, because production is difficult to increase without harming quality. The dynamics of these 2 puerh categories are very different. So, while it makes sense to discuss about plantation puerh prices in general, it makes little sense to discuss prices of gushu puerh without discussing their quality AT THE SAME TIME. In any case, there's less and less one market and one price for puerh, but many different markets and prices for different quality levels of puerh.
Pitfall number 2: High prices don't necessarily mean a puerh is gushu or of superior quality. The higher the price, the more careful and demanding you should be about quality. Tasting (a sample) yourself is the best (and only?) way to participate meaningfully in the price conversation.

Pitfall number 3: For gushu, a low price doesn't necessarily mean a low quality, but it could mean that it's not a gushu puerh! If we take 1200 RMB/kg the lowest gushu maocha price from Yiwu in 2017, this means a cost of 23 cents per gram for the loose tea material paid to the farmer. Let's double this cost to roughly include the pressing, packaging and domestic delivery costs and we obtain 46 cents per gram of cost. Let's assume then that the markup factor is 2 and the minimum price for a gushu cake from Yiwu is 92 cents per gram in 2017. (That price should be roughly tenfold for Laobanzhang or Bingdao!)
Pitfall number 4: You can't go back in time. Low prices for gushu puerh are a thing of the past. The Chinese economy creates an affluent upper class that wants to enjoy the best teas that China produces. It would take a third world war to make China as poor as it was 20 years ago when puerh was cheap, and in that case we'd all have other priorities than finding good puerh! 15% yearly price increases (or more) for gushu puerh are the new normal. Such increases have been called unsustainable every year in the last 10 years. Negative adjustments are always possible, but are not likely to be long lasting given the specific dynamics of the gushu puerh market. Instead of focusing your attention on the long gone prices of the past, understand where the prices are now, where they are headed and don't wait to find the puerhs that best fit your taste and budget.
Pitfall number 5: 20 years aged puerh and more is even more limited than fresh gushu puerh! Expect prices to increase even higher and faster. The reason is simple: every year, there's a new harvest of gushu puerh which increases supply, but in the aged puerh market, for a particular year, there's no new supply, only a dwindling amount of puerh cakes as collectors drink what they have in their inventory. At the end of 2017, the price of a 88 qingbing (aka 7452 from 1988 or little green mark) is 10,000 USD at auctions in China. In 2009, it was around 2,000 USD. (This is a 20% yearly increase).

The 20 years cut off for aged puerh is meant to separate the CNNP period of very standardized, mixed leaves puerh from the modern era when private factories have taken all kinds of approaches. The appeal of older CNNP era puerhs is that they were made almost exclusively of gushu material, since it was cheaper to harvest existing old trees than planting new ones when demand was low. New puerh plantations started in the late 1970s and their proportion has grown progressively over time. This is another reason why older puerhs command higher prices. It's not just that they are older, but that their material has a higher gushu proportion. And therefore their quality is also often better (all other things being equal). This quality level is relatively homogeneous and easy to assess for puerhs that are over 20 years old. For puerhs that are less than 20 years old, all bets are off. Big private factories have used economies of scale and their cakes are made of pure plantation tea. Product differentiation with gushu quality only concerns a very low percentage of puerhs less than 20 years of age. And remember that good teas tend to sell out first...
The end of this article is near and I should write a few words about the puerh I've recently added to my selection and that you can see pictured in this article. It is an early 1990s Luyin (green mark/qingbing/7542) raw puerh cake from the CNNP and made by the Menghai Tea Factory (its neifei mentions the CNNP). At the top of this article, you can see a picture of one of the cakes I bought from a Taiwanese collector. This is the cake that was at top of the stack in the tong. From this wear and tear we can see the slow impact of time. The other cakes are in much better shape as you can see nearby, but they have the same scent of precious wood incense.
Early 1990s Lu Yin
What can you tell from the view of this cake? First, we look at the back of the cake, because the front is often made up with the nicest looking leaves. The back is closer to what's in the cake. We can see the that the color of the leaves varies a lot. This is a good sign, because it means the cake wasn't subjected to artificial humidity that would have evenly fermented all its leaves black or red. There's a good proportion of buds and many look big (= gushu). Besides, the color of the buds is a good tool to estimate the age of the cake. Compared to my 1997 and 1999 green mark cakes, the color of the buds is darker here and points to an older production, in the early 1990s (the exact information was lost). We can also see the typical cloths marks left during the pressing of the cake. 

It's pricey compared to most puerhs available on the net, but cheap compared to actual market prices in China.It comes close to the famous 88 qingbing and even to the 1950s Lüyin! I've made it available as a 8 gram sample so that you can form your own judgement about the quality of such an aged sheng puerh. If you ask me, it's wonderful!

Acknowledgement and thanks: this article was inspired by following posts from TeaDB: 

Addendum: 
Lew Perin from Babelcarp has reacted to my article with 2 good points. First, that plantation puerh has become better. I agree and see this as the positive impact of higher prices, which allow tea farmers to pursue better quality instead of the lowest costs (= the differentiation strategy). But if you're looking for top quality, it's still gushu that have the best potential for greatness. Second, there is some elasticity in gushu puerh supply. As prices rise, tea makers have more incentives to harvest leaves from more remote areas. A good example of this trend is my 2017 spring top wild raw puerh cake. But such productions are always quite confidential and the limited amounts they produce don't have a significant impact on the market.