Wednesday, May 04, 2016

L'Expo de thé d'Emei Shan, Sichuan (Chine)

Le mont Emei est l'une des 4 montagnes sacrées des Bouddhistes en Chine. Je viens tout juste de revenir de l'expo de thé qui vient de s'y tenir en ville (du 29 avril au 2 mai 2016).
Le mont Emei un endroit spirituel où l'architecture des temples se fond admirablement avec la nature. Tant de beauté simple, ancienne et naturelle m'a beaucoup ému.
 
Je n'ai pas eu le temps d'aller visiter le sommet, mais la randonnée jusqu'au temple Fuhu et sa visite furent fabuleuses. Les idoles dorées contrastent avec tout le reste. 
Mais c'est surtout cette harmonie entre le temple et la montagne qui m'a plu.
Le contraste avec l'Expo moderne de thé ne saurait être plus grand!
La démesure de cette exposition dans cette ville de province du Sichuan est à l'image de la Chine. C'est immense, c'est neuf, et moderne. Les exposants locaux ont des stands de la taille de terrains de basket (voire plus). Ci-dessous, les exposant du Yunnan et de Taiwan ont des stands normaux de 3x3 m.
Et c'est là que j'ai l'honneur d'avoir mon propre stand avec mon nom chinois (Cha zhi Le).
Nous avons utilisé une calligraphie traditionnelle et mes cartes postales pour décorer le stand. La ceinture bleue à la droite de la calligraphie a pour fonction de cacher le fil électrique qui pendouille de manière disgracieuse! Un bout de moquette recouvre la grosse prise électrique et permet de délimiter l'endroit de mon Chaxi.
Le caractère 'Cha' = thé
Comme je voyage léger, j'utilise ce que j'ai sous la main pour la décoration. C'est le principe du Chaxi: être créatif avec ce qu'on a pour arriver à faire du sens, sans négliger la beauté.
Mes premiers visiteurs furent les exposants de Guizhou du stand d'en face! Ils étaient intrigués par la décoration sobre et élégante de cet étranger qui habite depuis 20 ans à Taiwan... N'ayant qu'une table à ma disposition, je choisis de préparer le thé par terre, comme je le fais chez moi.
Durant l'exposition, j'ai aussi reçu la visite de la plupart des visiteurs internationaux invités à cet évennement.
C'est avec grand plaisir que j'offre un paquet d'Oolong d'Alishan à Roland Dacos, l'organisateur du TeaWorld Rendez-vous (à Bruxelles en 2012).
Je partage aussi un thé avec Gabriella Lombardi, Salvatore Nicchi en bas à gauche.
 Gabriella a écrit un livre (Tea Sommelier) sur le thé et a sa boutique en Italie, tandis que Salvatore est un grossiste de thé italien.
Salvatore Nicchi et Gabriela Lombardi chez TeaMasters
 Et l'experte en thé qui s'est jointe à notre groupe est Barbara Dufrêne qu'on peut retrouver dans la nouvelle presse du thé.
D'autres articles sur cette expo suivront...

Wednesday, April 27, 2016

Spring in Alishan

Tai-He village
Today, I've added the first spring 2016 Oolongs to my selection. This season is delayed by 2 weeks approximately, compared to last year. The Jinxuan Oolongs have already been harvested and now they are starting to pick the Qingxin Oolong in Alishan.
The Oolong harvest starts at the bottom!
I'll post more pictures and will add more teas next week. In the meantime, I'm going to a tea culture fair in Emei Shan, Sichuan Province!

Wednesday, April 13, 2016

Désherbage dans les plantations

Le travail productif ne se voit pas toujours. La récoltes et la production du thé sont l'aboutissement d'un long travail de culture en amont. Ainsi, avant les récoltes et tandis que les plantes poussent, il est indispensable d'empêcher la prolifération des mauvaises herbes qui absorberaient la nourriture des théiers.
La méthode manuelle, à la bêche, est parfois encore employée sur les petites plantations familiales, notamment par la vieille génération. Je fus néanmoins surpris de voir cette grand-mère de 70 ans environ, pieds nus, à la tâche sous le soleil à Zhushan!
A Mingjian, sur une exploitation plus grande, ce fermier ci-dessous passe avec un coupe-bordure filaire entre ses rangées de théiers.

J'en ai profité pour discuter un peu de thé avec lui. Il a passé plusieurs années au Vietnam à y produire du Oolong frais et même de l'Oriental Beauty pour le marché Taiwanais! La main d'oeuvre y êtant moins chère, ce thé importé est très compétitif. Il peut être difficile de le différencier du Oolong Taiwanais, selon lui, surtout quand la supervision de la production est faite par un expert Taiwanais. (Cela confirme que les producteurs d'Oolong de Taiwan ne subissent pas la concurrence du Oolong importé, mais qu'ils y prennent activement part! Il ne suffit donc pas d'aller chez un fermier local pour avoir la garantie d'un Oolong de Taiwan...)
Il m'a fait une autre confidence intéressante concernant le retard des récoltes de cette année. Comme la demande est la plus forte au début du printemps (et donc les prix plus élevés), certains fermiers utilisent des engrais chimiques pour accélérer la croissance des feuilles. L'inconvénient, c'est qu'en grandissant vite, les feuilles n'ont pas le temps d'absorber beaucoup de matière. Elles sont donc plus fines et ont moins de goût. Le mieux est donc de savoir être patient et de se méfier des récoltes d'Oolong trop précoces!

Sur une plantation voisine, je vis une autre solution pour empêcher les mauvaises herbes de grandir entre les plantation: le bâchage du sol avec du plastique noir! Pas bien naturel comme méthode, mais c'est probablement encore préférable à l'emploi de désherbants chimiques!
(Petit rappel: à Gankou, au sud de l'ile, on met du bois mort et des grosses feuilles mortes entre les théiers. Cela empêche les mauvaises herbes de pousser, cela conserve l'humidité dans le sol, et apporte de l'engrais naturel au fur à mesure que ces matières organiques se décomposent.)

Conclusion: Ma visite dans ces plantations n'a pas été productive dans le sens où j'en suis revenu les mains vides, sans nouveau thé. Cependant, cette exploration est un peu comme le désherbage, c'est un travail nécessaire pour bien comprendre la situation sur le terrain et me mettre sur la piste de feuilles dont on s'est bien occupées!

Tuesday, April 12, 2016

33 years old white tea


These dry leaves are 33 years old Fuding white tea from Fujian, China. It's interesting to see that they include some very mature and thick leaves, and not just buds. They also have different colors and don't look greyish, but almost shiny, which points to a good dry storage.

Brewing this tea on my 'Between winter and spring' Chaxi was the subject of Teaparker's tea lesson last week.
As we are waiting for the new Oolong harvests, it's interesting to taste old teas and see how they are aging. In Taiwan, we are most familiar with aged Oolong and puerh, teas that can be kept for decades if the leaf quality and storage conditions are right.
This is the oldest white tea we have ever brewed. And as I'm writing this article, I'm drinking my 1979 Dong Ding Oolong (37 years old) for comparison. 
The aged white tea has a wonderful orange color (lighter than the 1979 Dong Ding). The dry leaves had old wood scents, but the tea itself tasted more fruity, pure, warm and mellow. And relaxing, too. The 1979 Oolong is darker and I feel that it packs more energy, thickness and darker notes in the brew.
The long term storage potential of roasted Oolong is well documented, but it was a pleasant surprise to see how 33 years have refined this white tea! Its storage potential may not be as spectacular as Oolong, but it was a very pleasant and warming tea experience.
This tea class was also interesting, because we, the students, brewed the same leaves one after another. And even though we went through years of Teaparker's same teachings , we all brew a little bit differently and this is enough to cause noticeable variations of taste between our cups! When a student looks relaxed and peaceful when pouring the water, the tea often tastes smoother than when the student is tense or absent-minded.
Except tea, only wine and strong liquors are able to be aged for decades. It's a special pleasure to be able to drink from leaves that are almost as old as oneself! But only if the quality can match the age and if the tea still feels alive...

Friday, April 08, 2016

When a cup of tea is a trip to nature

This is true of most teas, especially when the leaves are very fresh and loaded with scents of flowers, trees, fruits... But this time I mean it literally! See the lovely plantation of Jinxuan where I recently rested between Zhushan and Shanlinxi.
A warm and sunny day calls for a high mountain Oolong like this one from Tsui Feng. I'm using a fair amount of leaves in order to get the maximum impact. Outdoors, there are so many scents and distractions from the tea that it's best brewed quite strong. That's why it's best to use high quality leaves that will taste good independently of their concentration level.
Boiling water, a gaiwan, 3 cups, 3 Chatuo and a Chabu matching the marble of the table, and the tea is ready to be poured!
This table has a view on the tea plantation: brilliant!
The only way to make this experience an even more complete tea immersion is to take a few steps and enjoy the cup inside the plantation!
The energy and beauty of Oolong is felt. Everywhere.
Pure Tea Happiness.

Thursday, April 07, 2016

Lekker lekker

 As a German speaker, I easily recognized this Flemish word pronounced by my Belgian guests. "Lekker" means delicious, yummy and described the teas we were tasting yesterday. Jozefien (and her brother) have arrived in Taiwan for a 2 week long tea trip and I was glad that they came to have a tea lesson/conversation with me on their first day!
Josefien would like to share her love of tea with her friends and fellow citizens back home. This love is a powerful motivator to learn more on the the subject of tea, because it's not enough to just share nice feelings. Tea involves a lot of knowledge and skills. These are not just useful when facing customers, but they are also very important when you are facing a tea farmer or a tea merchant. You want to gain his respect so that he gives you access to his best leaves.
I explained the many pitfalls one has to avoid when trying to source tea from a farmer directly. We did this while brewing 3 similar light oxidized qingxin Oolong in porcelain competition sets:
1. My spring 2015 Alishan Oolong (35% off),
2. My winter 2015 Feng Huang Oolong, (sold out)
3. My late winter 2014 Zhushan Dong Pian (gifted for any order above 60 USD).

I showed that the white buds are not visible on the dry spring leaves, but that you can spot them for the winter harvests. This is one way to distinguish the seasons.
We also tasted a 'lekker' Taiwan red tea! Then we finished with a hands-on lesson on how to perfect the brewing of a Dong Ding Hung Shui Oolong with a gaiwan. Style and elegance should always be part of the experience of high quality tea!

Tuesday, April 05, 2016

Chut, ça pousse!

Même à Mingjian, en basse altitude, là où l'on récolte le Oolong en premier au printemps, je n'ai vu que 2 plantations en pleine action mardi dernier. Il y avait d'abord ces nouveaux théiers en récolte manuelle.
Et puis, je suis aussi tombé sur ces 2 fermiers en train de couper mécaniquement les feuilles avec ce grand sécateur courbé qui taille une rangée en 2 passages.
Les tubes verts soufflent les feuilles dans le sac qui est placé derrière la machine. C'est ingénieux et rapide. Cela explique aussi la forme linéaire de ces rangées de théiers. Ils sont taillés pareil pour que seules les nouvelles feuilles dépassent (et soient coupées).
J'ai bien du passé devant une centaine de parcelles de théiers, mais je ne vis que ces deux récoltes! Cela montre à quelle point les récoltes sont en retard par rapport à la normale. (L'an dernier, le 2 avril, je trouvai déjà mon Jinxuan à Alishan!)
Plantation de Jinxuan près de Zhushan
Sans récolte il n'y a pas de nouveaux thés à déguster et cela me donne le temps d'aller vers Zhushan explorer et photographier d'autres plantations. On remarque que le terrain devient plus pentu et que des montagnes apparaissent en arrière-plan.
Nous sommes encore bien en-deça de la marque des 1000 mètres d'altitudes au-delà de laquelle un Oolong devient "gao shan", de haute montagne. Mais on voit que ces plantations poussent dans de meilleures conditions que sur la plaine de Mingjian.
Plantation de Qingxin Oolong près de Zhushan
Le Qingxin Oolong est plus tardif que le Jinxuan. Ses premières pousses sont à peine visibles ci-dessus. Il est donc facile de le reconnaitre à cette période de la saison.
Jinxuan Oolong