Friday, November 12, 2010

Gao Shan Jinxuan Oolong d'hiver 2010


Origine: Lu Shan, centre de Taiwan.
Altitude: 1000 mètres.
Cultivar: Jinxuan Oolong
Récolté à la main le 26 octobre
Process: Oolong à faible oxydation roulé.

Ce Jinxuan Oolong de haute montagne remplace dorénavant sa version printanière de 2009.

Les feuilles sèches sont d'un vert éclatant. Les tiges sont jaunes. Elles ont une odeur fraiche de gazon et d'alpages. Je décelle aussi une petite note lactée et moelleuse. Le tout est calme et harmonieux.

J'effectue une infusion test de 3 grammes pendant 6 minutes pour pousser ces feuilles dans leurs retranchements.

L'infusion est transparente et brille d'un jaune clair tirant sur le vert.

Le nez de ce thé est d'une grande finesse, pas agressif du tout. On retrouve le côté végétal et 'vert' du Jinxuan, mais avec beaucoup de calme.

En bouche, il glisse agréablement et laisse comme une couche protectrice sur son passage. Celle-ci se transforme en douceur moelleuse et entraine la salivation. C'est un Jinxuan avec une belle longueur en bouche. On y retrouve un goût de canne à sucre, typique de la saison hivernale. Et sa fraicheur continue de titiller la bouche!

Je ne lui trouve pas de défaut. Il est exemplaire de pureté et de fraiche douceur. La lente croissance de ses grandes feuilles a permis d'emmagasiner la force de son terroir montagneux. Il rayonne du soleil doux et apaisé d'hiver.

Finesse et douceur.

Ci-dessous, je le déguste en parallèle avec sa version du printemps 2009 (à gauche):

La couleur de l'infusion d'hiver (à droite) est un tout petit peu plus orangée. Les feuilles d'hiver, par contre, ont l'air plus vertes, plus fraiches.

Les feuilles du printemps 2009 ont à peine changé, gardées dans leur emballage sous vide.

Au nez, on remarque que le côté fleuri ressort plus dans la récolte de printemps. Par contre, au goût, c'est la récolte d'hiver qui se distingue par sa caractéristique sucrée.

Pour vous laisser faire cette comparaison, j'offrirai un échantillon de Jinxuan du printemps 2009 avec chaque achat de ce Jinxuan d'hiver. (Dans la limite de mes stocks).

Dans ces Cha Xi, j'ai utilisé ce joli couple de jarre et Kensui (récipient à eaux usées) en étain. Ces ustensiles anciens du Japon sont conservés dans une très belle boite en vieux bois, derrière eux. L'eau fait un joli bruit aigü lorsqu'on la verse dans le Kensui.

2 comments:

Hélène said...

Hum !... Les 2 récipients en étain sont magnifiques et le contraste que tu présentes avec le bois laisse mon imagination vagabonder : la fraicheur de l'étain pourrait symboliser la baisse de température hivernale, ou la virginité que cette saison offre à la nature dépouillée, ou bien même encore la fraîcheur présente en altitude et le bois, la force du terroir montagneux du Jinxuan d'hiver ... Tout pour le même thé ?!
Un Cha xi illustrant subliminalement la disparition de ton ancien lot au profit de son remplaçant ! Quel art !! Je m'amuse ce soir.

Stephane said...

Merci de partager tes inspirations!

Oui, la boite de ces 2 ustensiles est magnifique par son ancienneté et même sa légerté. Du coup, elle est fragile, bien plus que ce qu'elle est sensée protéger!