Thursday, July 17, 2014

Hung Shui Oolong de Yong Lung, printemps 2014

Cultivar: Qingxin Oolong
Origine: Yong Lung, Dong Ding, Taiwan
Récolté à la main fin avril 2014
Process: Hung shui Oolong (Oolong roulé, oxydation proche de 30% et torréfaction longue).

Préparation en gaiwan.

La température du gaiwan baisse plus rapidement qu'une théière Yixing. En été, ce n'est pas un bug, mais une fonctionalité! A cette époque de l'année, le matériel reste plus facilement chaud après le préchauffage. Et puis, quand il baisse, cela rend la consommation du thé plus aisée et agréable. De plus, pour un Hung Shui Oolong récemment torréfié, la chaleur persistante d'une théière aura plus tendance à faire ressortir les arômes bruts de la torréfaction qu'un gaiwan.
Voilà trois bonnes raisons pour utiliser la porcelaine en été!
J'aime bien finir une dégustation de plusieurs thés par un Oolong torréfié. Sa complexité et la richesse de ses arômes recouvrent aisément les thés précédents et agit moins comme un creuse-la-faim sur l'estomac, surtout quand on a déjà dépassé l'heure du repas et que l'on a du mal à quitter un si bel endroit.
Il y a deux styles d'infusion de Hungshui Oolongs. La plus simple et la plus économe consiste à utiliser peu de feuilles et des infusions assez longues, surtout la première, pour bien ouvrir les feuilles roulées. On peut rester zen et complètement décontracté, car la durée de l'infusion idéale se situe sur une plage assez étalée.
Si l'on prend plus de feuilles, on réduit cette plage, cet intervalle de temps entre trop léger et trop fort. La tentation est de réduire la température, mais cela serait une erreur, surtout pour la première infusion. En effet, le but de la première infusion est d'ouvrir les feuilles, et la haute température aide. On cherche à obtenir un bon mix des arômes au plus profond des feuilles et des arômes superficiels de la torréfaction. L'infusion ne saurait donc être trop courte (sinon on a que les arômes superficiels). Le truc, c'est de verser l'eau de manière contrôlée et douce dans le gaiwan.
Avec cette seconde méthode, on obtient alors un thé plus puissant. Mal fait, et c'est un assaut d'amertume. Mais quand on réussit à ouvrir les feuilles de manière harmonieuse (voir plus haut les feuilles dans le gaiwan), alors ce thé devient sublime et son aftertaste semble ne plus jamais vouloir tarir, telle une source d'eau en montagne. Il combine la douceur fruité et légèrement acidulée à une force riche et clean.
C'est si bon ces petites sensations!

3 comments:

EG said...

So interesting, merci!

Terry Morrison said...

Thank you for the review. I was wondering about calling it a hong shui, as I understand that is a highly oxidized (around 60%)low roasted oolong

Stephane said...

Terry,
Actually, the roasting isn't that high. It's higher than a regular high mountain Oolong, but not more than 25%. As for the roasting, it's roasted at a low temperature, but several times. In total, this amounts to a pretty strong roast, but one that wouldn't damage the leaves and take away their core freshness.