Thursday, January 18, 2007

Désir, eau et thé

Ce sont les 3 grands principes que Sergey (voir article précédent) enseigne aux Russes curieux du thé chinois. Ses clients débutants disent souvent apprécier les thés que Sergey prépare, mais ne pas arriver à les faire aussi bien chez eux. Il lui faut donc commencer simple, avec ces 3 grands principes de base.

Le désir, la passion sont essentielles. Tout commence par une disponibilité du corps, de l'esprit et du temps. Sans envie, même le meilleur thé n'est pas apprécié. Le monde du thé est très riche en culture, en saveurs, en histoire... Une fois qu'on commence à se passionner pour le thé, on est généralement récompensé par des breuvages de plus en plus exquis (ex: plus on apprend sur la technique, mieux on sait le préparer ou bien plus on apprend sur les sortes, mieux on arrive à le choisir...). Mes cours avec Teaparker confirment complètement ce cercle vertueux: c'est en comprenant le thé que la passion a pris et qu'elle m'a conduit à créer ce blog.

L'eau est la mère du thé, dit justement Teaparker. Pour Sergey, l'eau est tout aussi importante. Lui utilise une bouilloire en céramique poreuse pour chauffer son eau et éviter qu'elle ne 'vieillisse' trop vite.

Et bien sûr, il faut aussi du bon thé! Dans un monde de thés aromatisés, il s'agit avant tout de trouver des vrais thés, sans ajouts, et faits selon les règles de l'art.

Sa philosophie de la découverte du thé est bel et bien très proche de la mienne. Je comprends mieux pourquoi il tenait tant à me rencontrer. Il me dit que souvent il lisait mon blog en pensant lire ses propres pensées! Et c'est vrai que je partage ses 3 grands principes. Ils sont plus importants que l'équipement employé ou la spiritualité. En effet, la plupart des professionnels utilisent des sets en porcelaine émaillée. C'est simple, pas cher et neutre au goût.

3 comments:

basquiat said...

Bonjour Stephane,

Je voudrais juste réagir sur le paragraphe l'eau est mère du thé.

Je dirais aussi l'eau est notre mère du thé. Car s'il est facile de passer à un baozhong par exemple supérieur à un autre, il peut se passer facilement un moi pour se habituer à une eau plus "pure". Le temps de voir la différence avec la plupart de mes thés et la nolstagie de l'imperfection passée.
J'ai l'habitude de dire qu'il faut mieux bien connaître son eau qui a un petit défaut que de changer tout le temps d'eau à la recherche de la meilleure. Bien sur je ne parle pas d'eau comme celle du robinet à Paris ou evian quand je dis "son eau".

Mon idéal serait plus désir, thé et eau.

Stephane said...

Ta remarque est très pertinente. Pour pouvoir comparer ses thés, mieux vaut toujours les faire avec la même (bonne) eau. Sinon, la comparaison est biaisée. Cependant, si on a l'occasion de mettre ses mains sur une eau excellente, il ne faut pas la rater! Le thé fait avec sera encore meilleur.

basquiat said...

Je n'ai jamais dit le contraire. Juste à un certain point quand on a trouvé une eau satisfaisante il est moins important de vouloir trouver une eau de meilleur qualité que de trouver une meilleur qualité de thé quel qu'il soit.
Si on trouve une eau que l'on sait meilleur il faut en changer si on se lance dans une quête intensif de la meilleur eau on arrive à ne plus savoir se que l'on recherche dans le thé que l'on boit. J'ai un exemple en tete...

La où je suis daccord sur l'eau c'est que c'est un étalon important dans l'infusion.