but I try to always find some time for tea!
And when light illuminates the tea set,
it's just too beautiful not to share with you!
So I wish you all the best while drinking excellent Chinese tea!
La semaine dernière, j'ai fait une petite dégustation de 3 de mes Oolongs torréfiés du centre de Taiwan. Je voulais les comparer au Oolong torréfié, 7ème place de la compétition de Lugu (parmi près de 5000 participants). - Si vous ne savez pas de quel thé je parle, envoyez-moi un e-mail à stephane_erler at yahoo.com pour recevoir la petite lettre dans laquelle je décris cette compétition et ce thé.-
Paradoxalement, les meilleurs Oolongs torréfiés ne sont plus récoltés à Dong Ding, mais dans les hautes montagnes (Shan Lin Shi, Ali Shan, Li Shan). Ainsi, ce thé de 7e place vient de Li Shan (tout comme le no 1 de ce printemps, d'ailleurs.)
The following is a translation of recent important articles on Oriental Beauty. My apologies for using the same pictures again.
Above are a few pictures from a small town in the county where Dong Fang Mei Ren comes from.
This is the tea with the many names:
Standard brew: 3 grams for 5 minutes in a white competition tasting set with just boiled water.
Fragrances: Fruity, sweet and honey. Besides, they are very pure and natural. There are no off or 'funny' smells. This is indeed the kind of beautiful classic Oriental Beauty I was after. (There's much more to say beyond these obvious observations. But I want to give everybody the chance to make his own discoveries).
Taste: A good balance and a hint of acidity. It's mellow and just a litlle astringency on the tongue. It slips very well down the throat. And then, this little astringency on the tongue seems to help retain the fragrances so that the aftertaste is long like a Marathon.
The open leaves show the degree of their semi-oxidation Below, the arrows show where the leaves have been bitten by the tea jassids. This bites start the oxidation of the leaf and give Oriental Beauty its special fragrance. 
This June, I had the chance to see the harvest on this plantation. The following pictures were taken back then: 





This moment of rest is well deserved.
These few leaves are the best Oolong I have in my selection. They come from the same plantation, the same trees and the same time as above.
The tea in the cup is of a light golden color. The fragrance is so pure and concentrated that I prefer to brew it very light, using just a few grams and minute(s) long infusions. The result is this light and transparent color. The fragrance is beyond flowers or fruits: we enter the realm of perfume! And the taste is so sweet and mellow that all I start making the same noises as Meg Ryan in this scene of 'When Harry met Sally'. Humm, hummm, hummmm... 
To understand why this Oriental Beauty is of such exceptional quality, you have to look at the open leaves: it includes only the most tender buds that have been bitten by the Jacobiasca formosana Paoli, the tea jassid. The touch of these leaves is so strong and elastic.
When the farmer showed me this tea and told me its (high) price, it was more to show me what he is capable of and make me tea happy than for business. With such confidential volumes, this is the essence of guanxi cha, a tea that you share with people close to you. So, he was really surprised when I told him I wanted to buy all of it! He looked at me with a concern he had trouble to articulate. Embarassed, he used a very polite and soft voice to ask if it were OK if I left him with 150 grams of this tea. Otherwise, he wouldn't be able to drink such a beautiful Oriental Beauty until next summer! Of course, I said!
Teaparker reports that at Wen Shan Baozhong won first place in the half oxidized (Oolong) category at the Beijing international tea expo. This is a very good news for this century old tea, which faces strong competition from Gao Shan (high mountain) Oolong. It's a tea that deserves to be better appreciated. It needs space to brew and thin walls to underline its delicate fragrances.
J'utilise de l'eau osmosée pour mes thés, mais j'ai remarqué que ces derniers ne déployaient pas généreusement leurs arômes : ils étaient comme "voilés", derrière le goût de ... l'eau, elle-même. Mon eau osmosée présente un taux de solides dissous de 20. Mesure : 20 au TDS. (appareil de mesure). Bénéficiant de tes charbons actifs de bambou, je me suis mise à les utiliser de la façon suivante :je plongeais un charbon dans l'eau froide de ma bouilloire (1litre) et je faisais chauffer cette eau avec, jusqu'à une température de 95 degrés environ. J'attendais ensuite moins d'une minute, le temps que l'eau "se calme". J'observais alors, le charbon qui "crépitait" en délivrant de petites bulles.
L'eau "calmée", je retirais le morceau de charbon. Le goût du thé avec cette eau devenait plus incisif, une pointe de piquant, mais sans l'ampleur et la rondeur que j'attendais ... Je mesurais l'eau refroidie et je constatais que la mesure restait à 20 en TDS ! Je constate donc, au vu de cette expérience - que j'ai plusieurs fois renouvelée - que le charbon ne délivre pas d'apport complémentaire minéral. Une idée m'effleure alors : et pourquoi pas le sel ? Du gros sel marin de Guérande ?
Et me voilà partie dans de multiples essais quantitatifs. Le résultat est surprenant : je suis arrivée à la conclusion que la quantité qui me parait la plus "juste" pour optimiser et révéler les arômes, même les plus délicats, des thés se situe entre 200 et 230 en TDS. Ce poids moléculaire me semble véritablement adapté à la dégustation des thés. Certes, l'idéal est d'avoir en main un petit appareil de mesure, mais avec de l'entraînement on réalise le dosage "au nez" : c'est difficile de donner une mesure précise du nombre de gros grains, car ils ne se ressemblent pas, mais je dirais que pour 1 litre d'eau osmosée à 20 en TDS : environ une pincée de sel, soit 4 à 5 gros grains. Je mets ces derniers juste avant de faire bouillir l'eau, comme je le faisais avec le charbon.
Une remarque importante : si l'eau n'est pas entièrement utilisée lors de la dégustation et si on réutilise le fond qu'il restait, il s'agit alors de veiller au dosage de sel, qui peut toujours être élevé : c'est pourquoi, il peut-être utile d'avoir un appareil de mesure.
Pour info: j'ai acheté le mien chez Hanna instruments. Il s'agit d'un testeur de conductivité TDS.
Une question te vient peut-être ? Le goût du sel ? Et bien, pas du tout ! Si l'on dépasse les mesures ci-dessus, on peut éventuellement le ressentir ... un peu, mais surtout constater une lourdeur de l'eau qui est désagréable.
Cette jolie fleur (du domaine de la famille Lin) est pour te remercier, Hélène, de nous faire partager tes expériences. Tu as confirmé scientifiquement plusieurs choses:
Je vous laisse en compagnie de ces photos. Je vous suggère de les regarder en buvant un peu d'Oolong ou de Baozhong. (Cliquez pour les agrandir). Peut-être serez-vous alors transporté quelques instants dans la Chine d'antans!








Here you have 2 views from my tea place! My new apartment is located on the 7th floor and the Taipei County government building can be seen from here. I wish I would face a mountain, a garden or the sea instead, but such views are quite rare in Taipei. But I'm very content with this place. Banciao, the Taipei suburb, is mostly made of new constructions or (not very) old, (but very) ugly buildings. Luckily, my window also oversees a traditional red brick building with a courtyard that can be seen a little on the picture on the left. 
Ces quelques feuilles de Beauté Orientale de Hsin Chu sont actuellement ce que j'ai de mieux dans ma sélection. Elles proviennent de la même plantation que mon autre Beauté Orientale, déjà très bon pourtant. En théorie, un marchand de thé garderait ce thé dans sa réserve privée pour le partager avec ses meilleurs amis et les plus fins connaisseurs (cf. Guanxi Cha). J'estime, pour ma part, que ceux qui font l'effort de me lire régulièrement et de me contacter directement ont démontré une passion pour le thé suffisante pour que je vous le présente au moins en images et en prose.
Si vous observez la liqueur ci-dessus, vous remarquerez que sa couleur est d'un jaune pur mais très clair. Cet Oolong n'est-il pas fortement oxydé et ne devrait-il pas être plus rouge? Oui, mais pour ce thé si concentré, si pur (et si cher!) je préfère n'utiliser que quelques grammes et le laisser infuser plusieurs minutes. Le résultat est alors cette couleur légère et transparente, mais ses odeurs dépassent le fleuri ou le fruiter. Nous entrons dans le domaine du parfum, tellement c'est fin et intense. Et un goût si moelleux et doux que j'en vient à penser à Meg Ryan dans 'Quand Harry rencontre Sally'. Chaque fois que j'en bois je commence à faire 'hummm, hummmm' sans vraiment pouvoir me contrôler. 
Quand on observe les feuilles ouvertes, on voit que ce thé ne comprend que les pousses les plus concentrés et pratiquement tous mordus par le Jacobiasca formosana Paoli, notre petit criquet. Au toucher, ces feuilles sont impressionnantes par leur force et leur élasticité.
On n'a pris que ce genre de feuilles: des petites feuilles au sommet du théier. Celles qui viennent d'emmagasiner la force du soleil et qui sont plus intenses en goût que celles qui poussent à l'ombre. Mais aussi celles qui ont été attaquées par les petits criquets. Leurs plaies sont des oxydations naturelles et apportent des fragrances que l'homme n'arrive pas à créer sans eux.
When I first started to sell tea, I used transparent plastic zip bags to send samples. At that time, I hadn't a heat sealing machine and didn't know where to purchase these opaque, heat sealable bags. I have made the switch to these bags for quite some time already. But I think it's worth telling why I made the change: one day, I ordered a Meng Ding Gan Lu green tea from an Internet vendor in China. He actually used transparent zip bags for even big quantities. He probably knew about my blog and wanted to establish a friendly connection with me, so he gave me a big sample of raw puerh mao cha (loose leaves) along with the green tea. That sample was also packed in a zip bag. Aie!! The strong smell of raw puerh permeated the whole package and completely corrupted the fragile fragrance of Meng Ding Gan Lu! And I couldn't even be angry at him, because he clearly meant well with this big sample.
Last Friday, a foreign tea merchant and friend came to visit me during his Taiwan trip. He brought me some of the best leaves he had come across while visiting the tea plantations. I returned the favor by brewing some of the best and rarest teas from my stash. And as we appreciated these excellent teas, he used the term 'Guanxi Cha' to describe what we were drinking. But he didn't mean tea from the Guangxi province. Guanxi is the important Chinese concept for connection, relationship. It often has a negative connotation for Westerners who think that guanxi is just another word for bribery and 'red envelops' full of cash. Real Guanxi is not about large scale bribery, but it's more about the little personal attentions that create a closer connection so that we are not forgotten or replaced by somebody else. In a country of over a billion people, it makes sense to establish close links with the people around you. It's not limited to business people. Parents will give little gifts to their kids' teachers or to the doctor for successfully delivering a baby. Treating them well increases the chance that they will treat you well too in return.

1. qu’est-ce qu’un Pu Er de garde ?
Nombreux sont ceux qui pensent que le Puerh est par essence un thé de garde, c'est à dire un thé qui s'améliore avec l'âge. La possibilité d'une bonification dépend de plusieurs facteurs: la qualité de départ du thé, sa méthode de fabrication, son stockage. Un mauvais puerh cru jeune va très surement devenir un ... mauvais puerh vieux. (On ne fait pas d'alchimie avec le puerh). Les puerhs cuits vont s'affiner, mais leur progression, leur potentiel reste limité (même si on trouve de très bon vieux cuits -dans ma sélection notamment, hehe!-). Un autre piège, c'est le puerh cru buvable maintenant, obtenu par séchage au four (et non au soleil). Ce genre de puerh ne va pas bien vieillir du tout.2. le luanze oolong ?
C'est une sorte de théier. Une autre appellation pour ce théier est Qingxin Oolong. C'est le théier traditionnel de Taiwan. Il est employé un peu partout (pour le Baozhong de première qualité, le Dong Ding Oolong...) mais c'est surtout en haute montagne qu'il règne de manière absolue car il résiste le mieux au froid. Il a beaucoup de corps.3. que signifie « la magie du hong pei » ?
Hong pei = torréfaction du thé. Il s'agit du dernier processus dans la 'mise au point' d'un thé. On sèche le thé au four ou bien au-dessus de braises. Plus la température est haute, plus l'impact sur le goût du thé sera radical. Certains marchands sont des experts dans ce qu'il faut bien appeler un art. On peut aussi faire une torréfaction légère pour redonner fraicheur à un thé qui a accumulé de l'humidité. Il y a alors comme une sensation de manger de la baguette qui sort juste du four chez le boulanger! Un régal quand c'est bien fait.4. Les Oolongs peuvent-ils se conserver longtemps, si oui, ont-ils « intérêt » à vieillir comme certains Pu-Er et peut-on donc décider de les « oublier » pendant X temps ? Deviennent-ils « les vieux oolongs torréfiés tous les ans ou 2 ans » que tu conseilles pour l’hiver ? Et que signifie : « torréfiés tous les ans ou 2 ans »
Ci-contre, un Oolong de 1920! Cela répond je crois à ta question. Si l'on prend un Oolong qui convient (de bonne qualité et torréfié) et que le stockage est bien fait (bonne jarre fermée hermétiquement), on peut donc les 'oublier'. Conserver ainsi du vieux thé est une méthode de 'consommateur final'. Il arrive plus souvent que ce soit le marchand qui, parce qu'il n'a pas réussi à écouler son stock, torréfie son thé tous les 2 ans environ pour le rendre appétissant de nouveau et pour enlever l'humidité qui vient chaque fois qu'il ouvre son sac pour en vendre quelques feuilles (Taiwan est très humide).5. de + en + fort : « 2 vieux Long Jings. (…) c'est Teaparker qui les avait acheté il y a 15 et 20 ans », j’ai toujours lu que les thés verts (surtout les « primeurs ») devaient être consommés dans les 3 mois, peux-tu m’expliquer ?Le bon thé vert va aussi changer avec l'âge. Il perd forcément de sa fraicheur, mais il y a une complexité et de nouveaux goûts très intéressants qui se développent. Mais là on ne peut pas faire de torréfaction et le stockage ne laisse pas beaucoup de place aux erreurs. Et comme pour le puerh, on ne tourne pas un mauvais thé vert jeune en bon thé vert vieux. Je conseille de continuer de boire le thé vert jeune, personnellement. Juste, ne le jetez pas l'ancien si la nouvelle saison est là.
6. Différence entre torréfié et oxydé ? Tu dis, parlant d’un Oolong : « Ce dernier était très peu torréfié, mais assez fortement oxydé ». Je croyais que ces 2 mots étaient +/- synonymes…
L'oxydation est l'étape dans la fabrication du thé qui donne la couleur rouge aux feuilles de thé fortement oxydés (les thés anglais/indiens dits noirs en Europe, mais appelés rouges par les Chinois). C'est cette étape qu'on ne fait pas avec les thés verts et qu'on ne fait qu'en parti avec les Oolongs. L'impact sur le goût et sur la feuille est donc différent de la torréfaction (cf plus haut dans l'article).7. qu’est-ce qu’un « Dong Ding de longue conservation » ?
C'est le nom que j'avais donné à mon Dong Ding Oolong le plus fortement torréfié. Une
Yesterday, I tried to explain how Master Chih Jung Sien, a.k.a Teaparker, is brewing his tea. I wrote that he almost only drink teas of the highest grades. I wonder if some of my readers will misinterpret my words and think bad of Teaparker as someone who a tea purist who shows off and can't enjoy simple teas. This is probably what I would think if someone told me that a wine lover only drinks 1ers grands crus classés (such bottles cost 100+ dollars a piece). But this isn't the case at all with Teaparker. Let me tell you why.
Agé de 50 ans, ce journaliste Taiwanais a écrit 15 livres sur le thème du thé et de la potterie (Tous ses livres sont en chinois et diffusés à Taiwan et en Chine : ‘Le thé Oolong’, ‘le pu-erh’, ‘le Baozhong’, ‘les thés de Wu Yi’, ‘Le Lung Jing du Zhe Jiang’, ‘Le Tie Guan Yin’, ‘La rue du thé de Taiwan’, ‘Entrer dans le monde du thé chinois’, ‘Comment choisir sa théière pour son thé’, ‘Mon premier livre de gongfu cha’...). Il a été membre du jury d’Yingge pour sélectionner le meilleur set de gongfu cha et participe régulièrement aux colloques, expositions et événements culturels ayant le thé pour thème. Sa collection personnelle d’antiquités comporte de très nombreux objets d’époque qui auraient leur place dans un musée. I read in Teaparker's book on baozhong that very hot water should be used, and I guess I extrapolated that to all oolongs, so I have been brewing both Taiwan oolong and TGY at temperatures that are far above ideal. Lowering the temperature has brought new life to a lot of teas that I thought I hated - none of them from you, of course. Actually I think that really good oolongs seem to stand up quite well to over hot water, but of course are much better when made properly. I'd love to have your thoughts on this.