Friday, September 11, 2009

Bol Terre et Feu - céladon

Durant mon séjour en France, j'ai eu la chance et l'honneur d'assister à l'ouverture du four à bois de David Louveau. Il avait parfaitement calculé sa cuisson de 2 jours pour qu'elle coincide avec ma visite.

Ci-contre, après 3 autres jours de refroidissement, David vient d'ouvrir la porte du four (emmurée à la fin de la cuisson afin de conserver la chaleur). Il y fait encore terriblement chaud. J'ai remarqué que David a l'excitation d'un enfant avant le déballage des cadeaux le soir de Noël. Et pourtant, il a fait cela des centaines de fois! Sa passion et sa joie font plaisir à voir et sont contagieuses.

Une cuisson au bois donne des effets imprévisibles. La force du feu, les cendres, la place dans le four... Tout a un impact. En même temps, ces changements ne sont pas totalement le fruit du hasard, mais aussi le fruit de son expérience. Chaque cuisson lui apprend quelque chose et le mène vers le chemin (jamais atteint) de la perfection. Tout comme chaque infusion nous apprend comment mieux faire notre thé la prochaine fois.

Voici donc l'un des bols tiré de cette cuisson:
Cliquez sur la photo pour voir toutes les variations de couleurs.
La vue interne fait apparaitre des marques de support d'un autre bol cuit par-dessus. Ainsi, on obtient des parties sans émaille. Avec le temps et l'usage, ces marques absorberont la couleur du thé et changeront d'apparence. Si certains y voient un défaut, d'autres y verront une preuve supplémentaire que ce bol est plein de vie!

4 comments:

Marilyn Miller said...

Lovely tea bowls

Stephane said...

There are many bowls in the oven, but the pictures actually only show 1 bowl from different angles.

Yves said...

Je viens de recevoir une théière "Terre et Feu" commandée à Stéphane (voir post du 11 mai 2009). Sa découverte fut une belle expérience. J'ai été impressionné et je continue de l'être par son côté vivant. On voit en effet quelques marques de cuisson, la finition du bec laisse apercevoir le façonnage (on imagine les mains du potier à l'oeuvre). Toute une série de petits détails, ceux de la vie, qui la rendent attendrissante. Etonnante aussi dans sa façon d'infuser le pu erh cuit. Ils sont comme en symbiose et le résultat est à la fois subtil et d'une grande douceur. Je n'ai encore fait que quelques essais avec 3 pu erh différents, mais j'ai toujours retrouvé cette impression de vie douce, ronde, un peu sucrée.

Stephane said...

Yves,
Merci pour le compte-rendu de tes premières impressions et tests.