Tuesday, July 19, 2005

Tuo Cha of 1985 bathing in the evening sun


Last Saturday, before the Typhoon, we had wonderful blue sky. The coming typhoon had blown all the clouds away, like usual. So I made a few shots with my yixing teapot, my old, wild, raw YiWu Tuo Cha of 1985 and a 60 year old tea cup.

The hole you see in my tuo cha is proof that I am drinking it! I do have to hurry up taking pictures, because it's so good I may not let it age much longer. I shall post more precise tasting notes soon, but today I will post more of the beautiful pictures I took.


The typhoon Taitang has weakened into a depression. This means normal rain now the whole day over Taipei. We've had a rough night from Sunday to Monday. A few trees fell in our neighborhood, but the damage seems much less compared to previous typhoons of this strength. Thanks to you who have e-mailed me or thought about Taiwan when you heard about the news.

5 comments:

Steph said...

These photos are incredible! Thank you for sharing!

Jean Danthès said...

Stéphane a eu la gentillesse de m'envoyer un échantillon de ce tuo cha - je recopie ici un commentaire que je lui ai fait par mail :

L'épiphanie a été ton tuo cha 85 : j'avais déjà goûté des thés que je qualifie de jeunes hommes (type les deux 90/89 mentionnés ci-dessus), j'ai eu parfois quelques conversations avec de vieux sages (30 ans), mais on ne m'avais jamias présenté à un thé de cette âge là, que je qualifierai de 'grisonnant'. Désolé si je pousse la personnification un peu trop loin, mais on pourrait dire que ce tuo cha est en pleine crise de la quarantaine ! Il commence à s'assagir, à prendre les tonalités boisées sucrées des vieux sages, mais sa jeunesse persiste, comme s'il était pris de nostalgie. Curieusement, cette crise de la quarantaine se dénoue très pacifiquement dans le palais et la gorge, où, finalement, toutes ces tendances opposées se réconcilient dans une expérience qui dépasse les seuls sens du goût et de l'odorat. Ce petit vertige, a été une de mes plus belles 'cuite' au thé...

incognito said...

Je voulais absolument poster un commentaire sur ce thé, même si je dois avouer que je ne l'ai pas complètement compris! Exercice périlleux donc...
Environ 4g en théière Zisha. L'odeur du tuo cha est vraiment surprenante : ni fleurie, ni boisée, mais plutôt "moussue", presque âcre, mais sans être désagrable, au contraire.
L'infusion est d'un joli rose sombre. Dans la bouche, on retrouve cette odeur de mousse humide dès l'attaque, le milieu de bouche est incompréhensible pour moi, très complexe et surtout comme une explosion : une simple gorgée s'accapare l'ensemble de la bouche, avec une belle longueur. Le final est à son image : pas de disparition, mais plutôt une évaporation. J'aime expirer lentement après chaque gorgée de ce thé, pour sentir distinctement cette persistance.
Comme Jean Danthès, je n'ai pas l'habitude du pu er entre deux âges, peut être est ce pour cela qu'il est si différent.
Je suis désolé de ne pouvoir être plus clair, mais pour moi, ce thé a quelque chose de magique, que je n'explique pas.

Stephane said...

Merci pour cette description. On voit qu'avec un tel puerh, l'important n'est plus vraiment son odeur, mais son goût et tout ce qu'il arrive à produire en bouche, en gorge et même sur le reste du corps (avec son qi).

Comme Jean Danthès, c'est mon thé favori pour me 'cuiter' et planer!

Philippe said...

A mon tour je viens de recevoir un échantillon de ce Tuo Cha 1985. Partant avec quantité d'a priori sur cette catégorie de Pu Er, je dois reconnaître que j'ai été agréablement surpris.

Tout d'abord les feuilles sont petites et bien formées donc signe de qualité. Malheureusement comme la plupart des Tuo Cha, il est très difficile de casser un morceau.

J'ai utilisé environ 4 grammes avec une théière de 10 cl. A la limite, je pense que 3 grammes suffisent car le principal défaut de ce Pu Er est son amertume lors des premières infusions. En sous-dosant un petit peu il y a donc moyen d'atténuer ce côté un peu désagréable.

Les trois premières infusions m'ont laissé un peu perplexe (à cause de ce côté amer). Mais autour de la quatrième, ce Tuo Cha devient vraiment très intéressant. Subitement l'amertume cède la place à une dominante générale fort agréable : des notes de terre qui évoquent un peu, selon moi, la betterave rouge. Il y a effectivement des rappels de mousse humide qui laissent d'ailleurs au fil des infusions un arrière goût en bouche très persistant. On peut aussi y rencontrer par moment quelques notes de camphre frais.

Mais le plus curieux réside dans le fait qu'en poussant les infusions, je me suis mis soudainement à transpirer comme un malade !!! C'est vraiment étonnant... Selon Stéphane, j'aurais fait l'expérience du cha qi d'un thé sauvage, plus fort que ceux de plantation. Cette transpiration est semblable à un sauna, cela purifie le corps et les pores, mais de l'intérieur. Selon lui, c'est un des points forts de ce Tuo Cha. Je pense qu'il a raison !

Pour conclure je dirais que ce Pu Er est très vivant, nerveux avec des notes originales, certes pas très complexes mais franches, ce qui est finalement plus un atout qu'un défaut. Ce Tuo Cha peut être facilement infusé une quinzaine de fois, devenant de plus en plus moelleux et agréable sans pour autant que cette persitance en bouche ne s'atténue.