
Récolté à la main le 11 juin 2008.Origine: Côte Est de Taiwan
Je vous avais parlé de ce thé en septembre. C'est déjà le troisième batch que je propose en 2 ans. (Pour plus d'info, lire mon premier article et le second pour voir les plantations). Celui-ci a eu une torréfaction un peu plus forte que les 2 autres, et c'est pourquoi j'avais décidé de laisser reposer ce thé rouge un peu plus longtemps.
On voit bien ses nombreux bourgeons clairs sur cette photo des feuilles sèches. Cela lui donne une concentration et une puissance particulièrement intense.
Sa dégustation me donne l'occasion de faire un parallèle de plus avec le vin. Dans le dictionnaire dont je parlais hier, on distingue entre les arômes primaires ou variétaux (cépage), les arômes secondaires (ou de fermentation) et les arômes tertiaires (ou de vieillissement). Pour le thé, on peut aussi faire ces distinctions (cultivar, process et vieillissement). Pour les Olongs et certains thés rouges, on fera même une distinction entre oxydation et torréfaction pour les arômes secondaires. Si les thés verts (et les Oolongs de haute montagne) ont surtout des arômes primaires, le thé rouge se distingue surtout par ses arômes secondaires d'oxydation (fruits rouges). Néanmoins, chaque théier aura un rendu différent après l'oxydation complète de ses feuilles, et avec le Da Yeh Oolong, je trouve le résultat particulièrement réussi. Recommandation de préparation: cette cueillette nous a donné un thé très concentré. Mieux vaut l'infuser (en porcelaine) soit avec des temps courts pour découvrir sa riche palette d'arômes. Ou bien on peut le sous-doser et l'infuser relativement longtemps pour goûter à sa texture et sa longue présence en bouche.
J'en profite aussi pour signaler que j'ai rajouté la coupe à sentir (wenxiang bei) qui va avec la coupe 'classique' dans ma sélection (suite à la demande de plusieurs lecteurs).






























